mardi 22 septembre 2020
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L’IFR : une prime plus élevée, loin de faire l’unanimité

Entrée en vigueur le 29 décembre 2015, l’IFR (Indemnité de fonction et de responsabilité), une prime dont bénéficiaient une centaine de gendarmes exerçant des responsabilités, s’étend désormais à 4.200 officiers et sous-officiers de la Gendarmerie. Cette indemnité est toutefois loin de faire consensus.

L’IFR remplace en quelque sorte la NBI (nouvelle bonification indiciaire) puisqu’elle est exclusive de cette dernière. En revanche, ceux qui percevaient un autre type de NBI, celle dite « politique de la ville » c’est à dire attribuée au titre de la mise en oeuvre de la politique de la ville, peuvent la cumuler avec l’IFR.

Une “disproportion” dans les montants accordés

L’IFR est principalement critiquée sur trois points. Tout d’abord, les catégories d’emploi définies sont qualifiées par certains d’ « inéquitables », au motif que parmi les huit catégories définies, seules les quatre premières perçoivent une part variable, équivalente à 20% maximum du montant annuel de la part fonctionnelle. Les quatre premières catégories sont aussi celles dont l’indemnité est la plus élevée, d’où une « disproportion » entre les montants accordés à la base et au sommet. En outre, les gendarmes du terrain ressentent comme une injustice le fait qu’on leur demande une mobilisation très forte et que les seuls à être récompensés soient les chefs.

Ensuite, un certain nombre d’adjoints ne sont pas concernés par cette mesure, alors qu’ils assistent et remplacent leurs chefs aux mêmes niveaux de responsabilités.

Enfin, parmi les critiques formulées à l’égard de cette nouvelle prime, figure le fait qu’elle n’entre pas en ligne de compte pour le calcul de la pension de retraite, ce qui était le cas de la NBI. A chacun d’économiser une partie de cette nouvelle indemnité dont le montant, en revanche, est plus élevé que la précédente. Pour certaines catégories d’emploi, l’IFR multiplie par deux voire trois les montants de la NBI.

Une certain nombre d'”oubliés”

Cette IFR d’un coût total dépassant les 10 millions d’euros n’entraîne aucune baisse de rémunération pour quiconque, mais des « oubliés » à l’image, par exemple, des commandants de brigade départementale de renseignement et d’investigations judiciaires (CBDRIJ) ou des commandants de Centre d’opérations et de renseignement de la Gendarmerie (CORG).

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Un commentaire

  1. ANSTETT

    On n’a jamais su y faire et ne saura jamais le faire, c’est à dire verser des primes en fonction de la réussite dans le domaine judiciaire et ce quelque soit le grade ou la fonction.

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