samedi 28 novembre 2020
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Des gendarmes mobiles à l'entrainement (M. Guyot/Essor)
Des gendarmes mobiles à l'entrainement (M. Guyot/Essor)

Les opérations de maintien de l’ordre à risques désormais filmées

Toutes les opérations de maintien de l’ordre à risques seront désormais “intégralement filmées”, a assuré mardi face aux parlementaires le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, près de trois mois après la mort de Rémi Fraisse.

“J’ai décidé que toutes les opérations de maintien de l’ordre à risques seront désormais intégralement filmées dans le cadre juridique qui organise la prise de vues dans l’espace public”, a expliqué le ministre devant la commission d’enquête parlementaire sur le maintien de l’ordre dans les manifestations.

Cette commission, présidée par le député écologiste Noël Mamère, a été créée début décembre 2014, quelques semaines après la mort de Rémi Fraisse. Ce jeune manifestant avait été tué dans la nuit du 25 au 26 octobre sur le site du barrage controversé de Sivens, projet désormais abandonné, par l’explosion d’une grenade offensive lancée par les gendarmes. Le ministre de l’Intérieur a rappelé qu’il avait décidé dans les jours ayant suivi le drame d’interdire les grenades offensives.

Il a également assuré vouloir “mettre le paquet sur la formation des forces de sécurité”, notamment sur les conditions d’engagement en maintien de l’ordre. “Cette formation sera considérablement développée car c’est important pour nos personnels”, a expliqué Bernard Cazeneuve.

Le ministre a indiqué avoir également demandé à ce que le libellé des sommations faites par les forces de l’ordre lors des manifestations soit “revu”, afin qu’il soit plus clair pour les manifestants. “Il s’agit de mieux faire la distinction entre les différents degrés de réponse des forces en fonction de l’évolution de la physionomie de la manifestation”, a précisé le ministre.

Enfin, Bernard Cazeneuve a fait part de son souhait d’informer “en permanence” les parlementaires “des conditions du maintien de l’ordre” et de les associer “à la modernisation de notre doctrine”. Une des enquêtes administratives diligentées après la mort de Rémi Fraisse avait écarté début décembre 2014 toute faute professionnelle des gendarmes dans cette affaire. Mais quelques semaines plus tard, le 14 janvier, le gendarme à l’origine du tir mortel avait été placé en garde à vue dans le cadre de l’enquête judiciaire confiée à deux juges toulousains. Il avait été auditionné près d’une journée par les enquêteurs de l’Inspection générale de la Gendarmerie nationale (IGGN), avant d’être remis en liberté.

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