vendredi 23 octobre 2020
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Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls (Photo Matthieu GUYOT/Essor)
Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls (Photo Matthieu GUYOT/Essor)

Le ministre de l’Intérieur présente ses voeux aux 95.000 gendarmes

Ce mardi 8 janvier, Manuel Valls présentait pour la première fois dans l’histoire du ministère de l’Intérieur ses vœux aux 95.000 gendarmes. A cette occasion, le ministre a fixé deux axes essentiels aux forces de l’ordre pour 2013 : le renforcement de leur présence sur le terrain et des réponses locales aux causes locales de l’insécurité.

A Paris, dans la caserne des Célestins (IVe) abritant le prestigieux régiment de cavalerie de la Garde Républicaine, le ministre de l’Intérieur a rendu hommage à la “force et à l’unité” de la gendarmerie. Il a demandé aux gendarmes “d’intensifier les efforts de lutte contre toutes les insécurités” et annoncé que les directeurs de la gendarmerie et de la police et les préfets déclineraient prochainement dans chaque département les directives annuelles qu’il s’apprête à leur adresser.

Manuel Valls a énuméré les “deux axes essentiels” pour lutter contre une délinquance “plus radicale et plus violente”. Il a parlé du “renforcement de la présence sur le terrain” pour “combattre les phénomènes délinquants dans la durée”. Le second axe vise à “définir, en s’inspirant des grandes lignes arrêtées au niveau national, des réponses locales aux causes locales de l’insécurité”.

Abordant le problème des “réformes de structures”, Manuel Valls a souhaité “avancer dans les prochaines mois sur trois chantiers complémentaires”. Il a cité “les redéploiements de zone de compétence avec la Police”, “gage d’efficacité opérationnelle immédiate”, l’évolution de la carte des implantations territoriales Police/Gendarmerie et la nécessité d’une réflexion sur les “structures de commandement et de soutien”.

Enfin le ministre de l’Intérieur a confirmé que le travail de réflexion sur un code de déontologie commun aux policiers et aux gendarmes “devrait aboutir pour le mois d’avril”. Quant au matricule “il y en aura bien un”, a insisté Manuel Valls.

Les syndicats de police sont partagés sur la question, voire hostiles à ce matricule qui doit refaire son apparition sur les uniformes ou les brassards lors des contrôles d’identité. Une rencontre sur ces deux sujets entre M. Valls et le Conseil de la fonction militaire de la gendarmerie (CFMG, instance nationale de concertation) devrait d’ailleurs se tenir en février.

Peu après, lors de vœux de l’Unsa-police (3ème syndicat de gardiens de la paix), toujours concernant le matricule, M. Valls a déclaré que “pour ce qui me concerne, la décision” de le mettre en pratique “est prise” et son “retour me semble une mesure indispensable”. Il n’est pas destiné “à stigmatiser” les policiers et les gendarmes mais “à apaiser les tensions lors (de leurs) interventions”. Il a par ailleurs réitéré devant le syndicat policier sa volonté de réformer l’outil statistique de la délinquance. Des “indicateurs nouveaux” de mesure, “qualitatifs et quantitatifs, vont être instaurés”, a-t-il annoncé.

Selon l’entourage du ministre, le bilan annuel de la délinquance sera communiqué le 18 janvier par l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP). A cette occasion M. Valls doit dévoiler sa réforme.

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