mardi 13 avril 2021
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Les candidats aux concours interne et externe de sous-officier de la Gendarmerie réunis lors de l'épreuve d'admissibilité en septembre 2020. (L.Picard/ L'Essor)
Les candidats aux concours interne et externe de sous-officier de la Gendarmerie réunis lors de l'épreuve d'admissibilité en septembre 2020. (L.Picard/ L'Essor)

Le maître mot de la réussite à l’écrit du concours interne: anticiper

Si Léa avait un seul conseil à donner pour le concours interne de sous-officier de Gendarmerie, ce serait de s’y prendre à l’avance. Elle-même a échoué deux fois avant de réussir, et reconnaît que “c’était par manque de travail. En tant que gendarme adjoint volontaire, nous avons beaucoup de choses à apprendre par cœur, notamment les circulaires et articles qui nous permettent de faire certaines choses. Si l’on s’y prend deux mois avant, c’est impossible. Surtout qu’on continue à travailler au sein de l’unité”.

Profiter de la hiérarchie pour préparer le concours interne

Dès le mois de janvier, elle a donc commencé à travailler son concours en vue des écrits du mois de septembre. Elle rédige d’innombrables fiches et profite de son encadrement. “Dans ma brigade, les sous-officiers sont tous très pédagogues et nous aident au quotidien. Par exemple, en nous posant des questions pendant les patrouilles.”

Tous les mois, elle profite également d’une instruction avec les gendarmes adjoints volontaires de l’unité. Le matin, un sous-officier leur présente un sujet qu’ils décortiquent ensemble. L’après-midi est suivi par une séance de sport avec reconstitution du parcours du concours.

Cet appui de l’encadrement est évidemment dépendant de la bonne volonté locale. “D’une unité à l’autre, tout le monde n’a pas le même temps ni la même pédagogie”, reconnaît Gabriel, un commandant d’unité.

Le principal allié du candidat est son tuteur. La hiérarchie doit veiller à accorder les GAV et les tuteurs en fonction de la personnalité de chacun. “Si le GAV veut rentrer chez nous et qu’on pense qu’il en vaut la peine, cela demande de l’investissement de la part du tuteur”, précise Gabriel. Pour sa part, il était “sur son dos tout le temps”!

Et notamment pour remonter le niveau en orthographe. “Chez mes GAV, on voit dès le mail de présentation celui qu’il va falloir orienter dans ce sens.” Sa méthode: “Dictée avant de partir en patrouille et leçons du Bescherelle”, dont il fait recopier inlassablement un paragraphe chaque soir. Cela peut paraître extrême, mais il précise qu’elle a permis à l’un de ses “GAV, qui avait fait 83 fautes sur les vingt lignes de la première dictée, de ne plus en faire un an plus tard”.

Lire aussi: Les conditions pour se présenter au concours de sous-officier de Gendarmerie

Commencer par le plus facile

Il faut rester conscient de ses limites, mieux vaut rédiger au présent pour éviter les fautes et les formulations absconses que peuvent susciter le stress et le souci de bien faire.

Le barème est le même pour chaque question. Il faut bien les lire, puis traiter les plus faciles en premier. “En toute logique, il y en a toujours une qui prendra moins de temps. Il faut commencer par celle-là”, explique François Lavedan, auteur d’un livre de préparation à l’épreuve. “Par exemple, en septembre 2020, il y avait des questions de connaissance pure, et une autre, très simple, qui concernait la définition d’un terme de procédure radio et demandait d’épeler une procédure radio. Cela prend cinq minutes et ne s’invente pas.”

Pour Léa, les trois heures de temps imparties à l’épreuve sont largement suffisantes. “Si on connaît bien le sujet, on a largement le temps de le faire et de bien rédiger.”

Surtout, ne pas tout rédiger

Elle s’est “énormément relue, car je me disais que j’avais le temps et qu’il fallait en profiter pour bien se concentrer et réfléchir”. Petit conseil de lauréate du concours interne: ne pas hésiter à utiliser beaucoup de brouillon.

“On peut en redemander, il ne faut pas se priver! Dès que j’ai eu le sujet, j’ai noté les numéros de chacune des questions et j’ai écrit tout ce qui me venait en tête pour chacune d’entre elles.”

Ensuite, elle a rédigé l’introduction de ses réponses au brouillon, mais pas le développement, ce qui aurait été trop long: “Il ne faut surtout pas tout rédiger.” Une méthode qui a payé: elle attend désormais son incorporation en école de sous-officier!

Lire aussi: Au concours externe, le candidat idéal est curieux et structuré

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