mercredi 30 septembre 2020
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Le général de corps d'armée Bertrand Soubelet (M.GUYOT/Essor)
Le général de corps d'armée Bertrand Soubelet (M.GUYOT/Essor)

Le général Soubelet remplacé

Le général de corps d’armée Bertrand Soubelet a été remplacé au commandement de la gendarmerie d’outre-mer (CGOM) par le général de brigade Lambert Lucas, commandant de la gendarmerie en Guyane, selon un décret du président de la République François Hollande publié dimanche au Journal officiel.

Aucune indication n’a été donnée sur la future affectation du général Soubelet, auteur chez Plon, du  livre intitulé “Tout ce qu’il ne faut pas dire” dans lequel il prenait quelques libertés avec son devoir de réserve.Âgé de 57 ans, et donc à trois ans de sa limite d’âge dans son grade de général de corps d’armée (quatre étoiles), le général Soubelet ne peut être placé “hors cadres” qui est une position statutaire des militaires dans laquelle ils sont placés à leur demande, selon le code de la défense. Il avait été nommé au CGOM en août 2014. Le général de brigade (deux étoiles) Lucas commandait la gendarmerie de Guyane depuis le 1er juillet 2013.

Le général Soubelet avait déclaré récemment à L’Essor de la Gendarmerie qu’il “accepterait la décision qui sera être prise par le Président de la République, chef des armées”. Il avait ajouté ne pas voir “de raisons professionnelles à cette sanction. J’imagine donc que c’est mon livre qui en est à l’origine. Je trouve cela regrettable car, bien que militaire, j’estime m’être exprimé de façon mesurée”.

Jeudi, le directeur général de la gendarmerie Denis Favier avait assuré que le général Soubelet n’avait pas été sanctionné mais qu’il serait peut-être amené à exercer d’autres fonctions.

Dans son ouvrage, qui a dépassé vendredi les 32.000 exemplaires vendus en tout juste un mois,, Bertrand Soubelet revient notamment sur son audition le 18 décembre 2013 à l’Assemblée nationale par la commission de lutte contre l’insécurité, présidée par le député (PS) du Val-d’Oise Jean-Pierre Blazy. Alors directeur des opérations et de l’emploi et, de fait numéro 3 de la Gendarmerie, le général Soubelet avait alors exprimé des réserves sur la politique pénale du gouvernement face aux délinquants.

Il écrit dans son livre que son franc parler lui avait valu d’être “placardisé” pendant huit mois avant de rejoindre le commandement de l’outre-mer, ce qu’il considérait comme une sanction.

Depuis la parution de son livre, le “général Courage”, comme il a été surnommé à l’époque sur les réseaux sociaux, a multiplié les interventions dans la presse écrite, les radios et les télévisions.

La veille de la sortie de “Tout ce qu’il ne faut pas dire”, le général Favier l’avait critiqué sur son blog sans en mentionner ni le titre ni le nom de l’auteur, écrivant notamment : “Je ne conçois pas que l’on accepte de telles fonctions pour les dénigrer ensuite”

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2 Commentaires

  1. bravo au général Soubelet pour son courage de dire laVérité,fini la langue de bois, c était ma génération,j ai commandé son livre en rupture de stock, comme le dit la chanson, Il a dit la Vérité, il sera guillotiné,

  2. nini 86

    Je suis tout à fait de l’avis de ce général .Il y a un moment ou il faut dire la vérité et ne pas ce cacher derrière son petit doigt.Je trouve scandaleux que l’on évincé le Général Soubelet tout simplement parce qu’il à osé dire la vérité.

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