vendredi 22 novembre 2019
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Le général de corps d'armée Christian Rodriguez, major général de la Gendarmerie, le général d'armée Richard Lizurey, directeur général de la Gendarmerie, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner et le préfet de Police de Paris Michel Delpuech, le 10 janvier 2019 aux Invalides (M.GUYOT/L'ESSOR)
Le général de corps d'armée Christian Rodriguez, major général de la Gendarmerie, le général d'armée Richard Lizurey, directeur général de la Gendarmerie, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner et le préfet de Police de Paris Michel Delpuech, le 10 janvier 2019 aux Invalides (M.GUYOT/L'ESSOR)

Le général Christian Rodriguez, directeur général, de l’ombre à la lumière

Nommé directeur général de la Gendarmerie, ce mercredi 30 octobre, le général Christian Rodriguez, 55 ans, était en tant que major général le mieux placé pour succéder à Richard Lizurey. Né le 11 janvier 1964, le patron des gendarmes a le potentiel pour durer à ce poste. Il n’atteindra en effet la limite d’âge qu’en janvier 2024, et peut donc rester quatre ans minimum à la tête de l’Arme.

Ancien numéro 2 de l’Arme, Christian Rodriguez s’est préparé à cette nouvelle fonction. Décrit comme habile négociateur, diplomate, fin politique, il connaît toutes les arcanes de cette maison. Christian Rodriguez, ardent défenseur de la concertation, dialogue depuis longtemps avec les associations professionnelles nationale de militaires (APNM) et les associations de la Gendarmerie.

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Forte expérience

Homme de cabinet depuis qu’il a quitté le terrain et le commandement de la région Corse, il a été, comme ses deux prédécesseurs, conseiller Gendarmerie du ministre de l’Intérieur. Il a secondé dans l’ombre Richard Lizurey pour tous les grands dossiers. Et il a commandé la Gendarmerie lors des très rares vacances du patron.

Avec cette expérience, il ne devrait avoir aucun mal à endosser le costume de directeur général. Il connaît par coeur tous les grands commandeurs de l’Arme comme les dossiers. En cours, les arbitrages budgétaires, la police de sécurité du quotidien, le problème des suicides, l’épineuse question de la réforme des retraites, la militarité, les mutualisations envisagées avec la Police, ou encore les rapports avec celle-ci.

Fils et frère de gendarme

Sur un plan plus personnel, cette nomination n’est pas qu’une consécration. C’est une fierté pour ce fils et frère de sous-officier de Gendarmerie. Enfant de troupes au lycée militaire d’Aix-en-Provence, il prépare logiquement Saint-Cyr. A sa sortie de la prestigieuse école, promotion Lieutenant-colonel Gaucher, 1ère compagnie, 1ère section (*), il choisit directement la Gendarmerie.

A sa sortie de l’EOGN en 1987, il commande un peloton de gendarmerie mobile à Dijon. Un commandement à seulement quelques kilomètres de la caserne de son enfance! Il a en en effet grandi dans la caserne de gendarmerie mobile de Charnay-les-Macon (Saône-et-Loire). Son père était affecté à l’escadron 47/7 qui a fêté ses 50 ans le 14 septembre dernier. Il prend ensuite la tête en 1990 de l’escadron de Thionville (Moselle) avec lequel il part en Nouvelle-Calédonie après les évènements d’Ouvéa.

Adjoint de Denis Favier

Puis, c’est dans les Pays-de-La-Loire qu’il prend une compagnie, celle de Pornic (Loire-Atlantique) en 1993. Il rejoint ensuite en 1996 l’administration centrale comme chef de la section officiers au bureau de la formation du service des ressources humaines. Puis c’est le collège interarmées de défense (École de guerre) en 1998. En 1999, il intègre comme chargé d’études au centre de prospective de la Gendarmerie. En 2002, il devient adjoint au commandant du groupement de la Haute-Savoie d’un certain Denis Favier auquel il succède l’année suivante.

Promu colonel à 41 ans le 1er septembre 2005, il est nommé chargé de mission au cabinet du directeur général et prend le commandement de la région Corse en 2010. Il obtient ses étoiles de général à 49 ans le 1er juin 2013. Il rejoint la Place Beauvau comme conseiller du ministre de l’Intérieur Manuel Valls.

Promu général de division en février 2016, il reste dans ses fonctions. Le 1er septembre de la même année, il est nommé général de corps d’armée et succède à Richard Lizurey au poste de major général. Il a alors 52 ans. Le général Rodriguez est officier de la Légion d’honneur et officier de l’ordre national du Mérite. Il détient également la médaille d’or de la Défense nationale et de la médaille de la jeunesse et des sports. Grand sportif, il a notamment pratiqué l’athlétisme pendant sa jeunesse.

D.C

(*) Dans sa promotion, on retrouve les généraux de Gendarmerie : Alain Pidoux, commandant de la région Bretagne, Patrick Valentini, commandant en second Paca, Joelle Vachter (2ème section), Xavier Lejeune, chef du Saelsi, François Bonavita (IGGN) Dominique de la Chanonie (commandant de l’école de Rochefort), Simon Baradel (ancien commandant des écoles, 2ème section), Laurent Tavel (DSF). Mais aussi le colonel Olivier Bouisset (C2 en Nouvelle Calédonie) et le préfet Jacques Witkowski, ancien directeur de la sécurité civile, actuel préfet de l’Hérault.

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3 Commentaires

  1. Struillou romain

    Une erreur s’est glissée dans l’article sa compagnie n’était pas située en Bretagne puisque c’est à Pornic or Pornic fait partie du département de Loire-Atlantique lui-même rattaché au Pays de la Loire

    • Patrick Charpentier

      Certaines réalités historiques dépassent les réalités administratives.

      La commune de Pornic fait partie de la Bretagne historique, dans le pays traditionnel du pays de Retz et dans le pays historique du Pays nantais.

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