mardi 24 novembre 2020
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Assemblée nationale
L'Assemblée nationale (Photo d'illustration L'Essor).

L’Assemblée vote des effectifs supplémentaires de policiers et gendarmes dans le budget sécurité

Les députés ont approuvé jeudi soir le budget des forces de sécurité, votant un amendement gouvernemental qui prévoit la création de 900 emplois supplémentaires pour renforcer les forces de police et de gendarmerie dans la sécurisation des frontières et la lutte contre les filières d’immigration irrégulière.

Par cet amendement, la police nationale se voit dotée de 22,61 millions d’euros dont 15,99 pour les dépenses de rémunérations nécessaires au recrutement de 530 emplois supplémentaires en 2016 destinés aux forces mobiles, aux effectifs de la préfecture de police de Paris (compagnies d’intervention et direction du renseignement) et à ceux de la direction centrale de la police aux frontières.

La gendarmerie reçoit 19,85 millions d’euros, dont 12,69 pour les dépenses de rémunérations nécessaires au recrutement de 370 emplois supplémentaires destinés aux forces mobiles de gendarmerie.

Le projet de loi de finances porte le budget de la mission sécurités à 18,48 milliards d’euros, en hausse de 132,4 millions d’euros (0,73 %), après une hausse de 86 millions d’euros en 2015 (0,5 %).

Les Républicains ont voté contre, Eric Ciotti déplorant un “déficit de moyen par rapport à ce qu’exige la gravité de la situation”.

Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve lui a répliqué “qu’il comprenait qu’il soit gêné par une hausse des effectifs” après “les baisses des effectifs” pendant le quinquennat de Nicolas Sarkozy.

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Un commentaire

  1. FRANCESCHI

    Quelle politique de sécurité pour les français

    L’actualité nous fournit quotidiennement matière à réflexion sur l’affaiblissement de l’autorité de l’Etat et de notre posture de protection et de défense du territoire. Il est probable que l’élection présidentielle de 2017 se jouera en grande partie sur la situation sécuritaire de notre pays et sur la capacité des candidats à élaborer un programme courageux, réaliste, mais ambitieux dans ce domaine. Il est maintenant temps d’élaborer des propositions alternatives.

    Notre sécurité globale dépend d’abord et avant tout de notre politique étrangère. Or, en Syrie et en Libye, notre immobilisme et notre aveuglement ont permis l’ enracinement de l’Etat islamique (EI). Nous avons réussi le tour de force d’être en froid avec la Russie alors qu’elle devrait être le principal partenaire de l’Union Européenne. Nous ne réussissons pas à faire valoir notre intérêt en matière de protection des frontières et de quotas de « migrants » qui nous sont imposés. Et que dire de l’absence d’Europe de la défense au sein de l’OTAN, alors que notre armée en est réduite à la portion congrue et que nous n’avons plus de conscription dans un monde devenu de plus en plus dangereux. Il faudra donc retrouver notre souveraineté et une politique étrangère qui renoue avec l’intérêt supérieur de la nation.

    Sur le plan intérieur, l’augmentation exponentielle des candidats au djihad, alors que la guerre que nous a déclarée le califat islamique ne fait que commencer, devrait nous inciter à changer de paradigme. Nous devons laisser partir les traîtres à la patrie car ils se mettent d’office en dehors de la communauté nationale, et les empêcher de revenir par des mesures législatives ciblées car le risque de passage à l’acte sur le territoire national existe. Aujourd’hui nous faisons le contraire et le gouvernement s’apprête à créer un centre de réinsertion pour ceux qui sont de retour. Il faut avoir le courage de revenir à une valeur oubliée, la responsabilité individuelle, qui renvoie au fait de répondre de ses actes.

    Un second chantier corollaire concerne la nécessaire maîtrise ou « régulation » de l’islam en France. Nous devons mener une politique qui s’appuie sur les musulmans sécularisés qui revendiquent leur appartenance à la communauté nationale, qui reconnaissent la laïcité sans pour autant renier leur religion, afin de marginaliser les fondamentalistes et communautaristes. Nous avons dans notre histoire l’exemple de ce que fit Napoléon pour les juifs de France par les décrets de 1808 contenant certaines contraintes afin de faciliter leur assimilation. Sur le long terme, il est aussi impératif que l’éducation nationale retrouve sa vocation assimilationniste.

    Un troisième grand chantier à trait au retour de la sécurité et de l’autorité de l’Etat dans les 56 quartiers sensibles de non droit (dénomination officielle du ministère de l’intérieur) qu’il faut bien reconquérir et dans lesquels se développe le salafisme et la criminalité organisée (drogues, armes, cigarettes, etc..) Cette situation n’est plus tolérable et ne se réglera pas uniquement par des mesures économiques et sociales. Cela demande un véritable plan d’action national et une politique pénale répressive sans faille.

    Pour réussir cette politique courageuse, il faut redonner confiance et fixer le cap à la nation et aux forces de l’ordre. Cela nécessite, entre autre, de davantage quadriller le territoire à l’aide d’une Garde nationale à créer, issue d’un service militaire obligatoire pour tous. Elle aura pour mission essentielle de faire face aux situations d’urgence type catastrophes naturelles ou migratoires comme celle que nous connaissons à Calais, ou encore de risque terroriste généralisé. Ce nouveau service militaire remettra à l’honneur des valeurs telles que le patriotisme, l’entraide, l’esprit d’équipe et facilitera le phénomène d’assimilation par son brassage des classes.

    Philippe FRANCESCHI
    Lt-colonel (ER)

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