mercredi 21 octobre 2020
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micro-drone de l'entreprise Aeracess
Micro-drone de la société Aeracess. Crédit : Aeraccess.

La Gendarmerie va s’équiper d’une vingtaine de drones supplémentaires

Au moins 23 micro-drones dont quatre « haut de gamme » vont s’ajouter au parc de drones dont dispose actuellement la Gendarmerie.

Le ministère de l’Intérieur a publié un appel d’offres le 24 juin visant la fourniture de « micro-drones (…), leur maintien en condition opérationnelle et la formation pour la fonction de télé-pilote ».

Le marché porte sur deux lots de micro-drones quadri-rotor à décollage vertical et à propulsion électrique. Des engins facilement transportables pouvant effectuer des vols stationnaires.

Entre 80.000 et 150.000 euros pour un micro-drone “haut de gamme”

Le premier lot concerne quatre micro-drones dits « haut de gamme » dont une des spécificités tient dans la discrétion du matériel : « le système est conçu de sorte qu’il soit difficilement détectable de façon auditive, ainsi que par les moyens thermiques et électromagnétiques lorsqu’il évolue à 100 m de hauteur au dessus du sol », précise l’appel d’offres.

Quant au second lot, il vise à équiper la Gendarmerie d’au minimum 19 micro-drones « grand public » notamment équipés, tout comme les micro-drones « haut de gamme », de zoom X10 « permettant d’assurer les fonctions de détection et de reconnaissance ».

Ces appareils vont représenter un coût non négligeable dans le budget d’équipement de la Gendarmerie. « Il faut compter entre 80.000 et 150.000 euros pour un micro-drone haut de gamme, c’est en tous cas la fourchette que notre entreprise propose », affirme Shehzaad Callachand, directeur général d’Aeraccess, startup spécialisée dans la conception de drones de surveillance. Cette PME très prometteuse, qui vient de signer un accord de distribution exclusive avec la Grande-Bretagne, s’apprête à répondre à l’appel d’offres lancé par la place Beauvau.

Missions d’observation, aide à la prise de décision

Reste à connaître l’utilisation concrète de ces engins à la pointe de la technologie. La Gendarmerie ne souhaite pas s’exprimer sur le sujet, à l’heure où l’utilisation des drones en est encore au stade de l’expérimentation. D’autant que leur maniement n’est pas sans risques. « Pour l’instant, le micro-drone ne peut résister à des rafales de vent supérieures à 70km/heure », assure M. Callachand. Toutefois, plusieurs indices laissent à penser que ces appareils conçus pour la sécurité et la surveillance, seront utilisés dans des missions d’observation, d’aide à la prise de décisions sur des terrains difficilement accessibles en hélicoptère par exemple.

Actuellement, la filière française de fabrication, de conception et d’assembleurs de drones compte 80 PME et de TPE dans un marché en pleine expansion (plus de 1.500 opérateurs). Une poignée d’entre elles peuvent répondre au cahier des charges de l’Etat en matière de sécurité. Seulement dix sociétés françaises ont été sélectionnées par la Direction générale de la recherche et de l’innovation (DGRI) pour assurer ce type de besoins.

Légende photo : Micro-drone Hawker Q800X de la société Aeraccess. Cette entreprise participe à l’appel d’offres de la Gendarmerie.

Crédit photo : AERACCESS

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2 Commentaires

  1. BELLEGO

    L’utilisation des drones dans le cadre du MO/RO est, pour les forces du maintien de l’ordre, un bond technologique majeur. Je vois dans l’emploi de drones deux intérêts : 1/surveillance de la foule permettant une adaptation en temps réel les dispositifs, se prémunissant ainsi contre tout effet de surprise, avec une réactivité accrue en cas d’incidents ou de changement d’itinéraire ; 2/révélation des actes de violence commis et identification des casseurs ou fauteurs de troubles agissant bien souvent cagoulés et casqués à l’abri de la foule et dans la profondeur des manifestations, les mettant bien souvent hors de portée et d’atteinte par les forces de l’ordre. Filmer les déplacements et faits et gestes de ces petits groupes peut, par ailleurs, faciliter, par une action décentralisée, leur interpellation par le peloton d’intervention en sécurité et à distance. La “pacification des rues” et de nos campagnes, référence ici aux modes d’action des zaddistes en terrain ouvert, nécessite de recourir à ces moyens furtifs d’observation. Le MO évolue avec les outils de surveillance de son temps et il faut s’en féliciter.

  2. flashlook

    mieux et plus efficaces, plus souples et discrets que de bruyants hélico, il aura fallu tous ces attentats pour que les politiques affectent enfin des sous à la GN pr du matériel et des hommes, rouvrir des EPG qui avaient été fermés par mesure d économies mais quelles économies ? des gouvernements incapables de prévoir!

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