mercredi 8 avril 2020
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Baptême de la 17e promotion de l'école de Gendarmerie de Dijon (Crédit photo: JF Cortot / L'Essor).
Baptême de la 17e promotion de l'école de Gendarmerie de Dijon (Crédit photo: JF Cortot / L'Essor).

La 17ème promotion de l’école de Gendarmerie de Dijon baptisée (vidéo)

La 17ème promotion “Gendarme René Marmorat” a reçu son nom de baptême ce jeudi 28 novembre 2019, à l’école de Gendarmerie de Dijon.

Cette promotion est forte de 120 élèves, 84 hommes et 36 femmes. Parmi eux, 48 sont d’anciens gendarmes adjoints volontaires et 58 des civils. Enfin, douze étaient réservistes et deux des anciens militaires. La promotion comptait également un ancien sous-officier du corps de soutien technique et administratif de la Gendarmerie nationale (CSTAGN). Le plus jeune est âgé de 21 ans et la plus âgée a 35 ans.

Lire aussi sur L’Essor: La 1ère compagnie de l’école de Dijon à la nécropole de la guerre d’Indochine pour honorer son parrain

C’est une jeune femme, la gendarme Coralie Anselmetti, qui termine major de promotion. Après son bac, elle s’engage dans l’armée de Terre et elle sert à la sécurité civile comme sapeur-sauveteur. Mais ce premier choix ne lui convenant pas, elle devient gendarme adjoint volontaire et sert à la brigade de Mandelieu-la-Napoule. Après 18 mois, elle rentre en école de Gendarmerie. Cette sportive originaire de l’Ain confesse que ce domaine l’a bien aidé à gagner sa place de major de promotion. Elle rejoindra prochainement la brigade de Frangy en Haute-Savoie.

René Marmorat, parrain de la 17e promotion

Le parrain de la promotion, le gendarme René Marmorat, est né le 5 mai 1920 à Marcigny (Saône-et-Loire). Il est l’aîné d’une fratrie de huit enfants. Son père, Jean-Baptiste était potier. Sa mère, Claudia était mère au foyer. Il obtient son certificat d’étude primaire et travaille alors comme plâtrier.

René Marmorat s’engage le 15 février 1941 au 153ème régiment d’infanterie alpine basé à Lyon. Après sa démobilisation, le jeune homme s’engage en Gendarmerie. Il entre alors à l’école préparatoire de Gendarmerie de Romans (Drôme) le 14 avril 1943. Il y passe six mois.

Sa première affectation l’envoie ensuite à la brigade de Saint-Germain-Laval (Loire) le 18 octobre 1943 comme gendarme stagiaire. Il y reçoit un témoignage de mérite pour une arrestation de contrebandiers de denrées alimentaires le 15 mars 1944. Il entre dans la résistance en juin 1944, quitte la brigade de Saint-Germain-Laval et revient donc dans son département de la Saône-et-Loire à Charolles.

Un résistant mortellement blessé par les Allemands

Sergent dans le maquis de Saint-Julien-de-Civry (bataillon de Sylla), il est blessé le 11 août 1944 vers 15 heures au lieu dit Les-Landes (ou La-Fourche) sur la commune de Vendenesse-lès-Charolles lors d’une attaque d’un camion allemand déguisé en véhicule de la Croix-rouge. René Marmorat alors posté en éclaireur s’approche, sans se méfier, de la portière du camion, camouflé en ambulance, mais reçoit une balle tirée par le conducteur allemand. Les maquisards ripostent et tuent six soldats allemands et blessent quatorze autres.

René Marmorat décède de ses blessures le 12 août 1944 à l’hôpital de Carolles et est déclaré mort pour la France. Il sera décoré à titre posthume le 11 septembre 1945 de la croix de guerre 39-45 avec étoile d’argent pour “excellent chef de groupe, consciencieux et brave. A trouvé une mort glorieuse dans une embuscade, alors qu’il effectuait une reconnaissance au lit dit La-Fourche, le 11 août 1944”.

JF Cortot

La cérémonie en images

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