L'Essor

Harcèlement : délibéré repoussé au 12 avril pour deux gendarmes

Deux gendarmes poursuivis pour harcèlement aggravé contre une jeune subordonnée devront attendre le 12 avril pour être fixés sur leur sort, a annoncé mardi le tribunal correctionnel à Paris.

La décision devait initialement être rendue mardi. A l’audience, le 2 février, le parquet avait requis un an de prison avec sursis pour les deux hommes, assortie d’une interdiction définitive d’exercer pour le maréchal des logis Ludovic F., 37 ans, et de 5 ans pour l’adjudant Julien G., 38 ans.

Marie (prénom modifié), 26 ans, était venue, en uniforme, accabler à la barre ces deux gradés de la brigade de Joigny, sur les bords de l’Yonne, où elle a travaillé d’octobre 2012 à novembre 2013. “Ça te dit un plan à trois?” dans une voiture de patrouille aux sièges tachés de sperme; “Fais-moi une pipe”; “Les Réunionnaises, elles sont chaudes, montre-moi ce que tu sais faire”. Sans compter des “gémissements” sur son passage, ou un geste obscène mimé avec une matraque… “C’était normal, c’était habituel”, avait dit la jeune femme, qui travaille désormais en région parisienne, et pour laquelle son avocat a demandé 55.000 euros de dommages et intérêts.

L’Association de défense des droits des militaires (Adefdromil), partie civile, avait elle réclamé une peine “pédagogique” et “exemplaire”.

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