mercredi 11 décembre 2019
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Photo d'illustration (PH : MG l'Essor de la Gendarmerie)
Photo d'illustration (PH : MG l'Essor de la Gendarmerie)

Comment la Gendarmerie va dénicher ses hauts potentiels

La chasse aux hauts potentiels est ouverte dans la Gendarmerie. Le service de l’achat, des équipements et de la logistique de la sécurité intérieure (Saelsi) vient de publier, le 14 février, un appel d’offres sur ce sujet pour le compte de l’arme. Repéré par “La Lettre A”, ce marché d’évaluation des officiers supérieurs de la Gendarmerie est estimé à 480.000 euros. Il fait suite à la création d’une mission consacrée à ce thème à la direction générale, en décembre 2017.

Lire aussi sur L’Essor : Une mission des hauts potentiels créée à la direction générale de la Gendarmerie

Plus précisément, la direction du personnel militaire de la gendarmerie nationale (DPMGN), la direction des ressources humaines de l’institution, veut faire évaluer par un prestataire extérieur environ 160 officiers sur deux ans. La cible ? Les chefs d’escadron, les commandants et lieutenant-colonels. Parmi ces derniers se cachent certainement les prochains cadres dirigeants de l’institution.

“Il s’agit d’évaluer des officiers supérieurs, brevetés de l’enseignement militaire du second degré (niveau Ecole de guerre ou équivalent), totalisant déjà une riche expérience professionnelle d’environ douze années (soit trois à quatre postes successifs)”, précise le Saelsi dans l’appel d’offres.

Méthode éprouvée dans le privé

Le général de corps d’armée Hervé Renaud à Mont-Saint-Aignan (Seine-Maritime) le 22 septembre 2015 (Photo S.D L'Essor)
Le général de corps d’armée Hervé Renaud, le directeur des personnels militaires de la Gendarmerie (Crédit photo: SD/ L’Essor).

Ce recours au privé n’est pas anodin. La Gendarmerie cherche visiblement à s’inspirer des méthodes du monde de l’entreprise, citant ainsi la méthode de “l’assessment center”. Une technique, rappelle “L’Express, née aux Etats-Unis dans les années 1940 pour évaluer les espions américains. Cette méthode d’évaluation approfondie des compétences est basée sur la mise en situation, par exemple en se mettant, le temps d’une journée, dans la peau d’un des cadres de l’entreprise, assortie de tests de personnalité ou de logique.

La Gendarmerie n’est pas la seule à s’intéresser à ce type de méthode. La Marine nationale, selon “Le Monde”, a lancé récemment un “Graduate program”, chargé de sélectionner de former les hauts potentiels destinés à intégrer le vivier des futurs cadres dirigeants de “La Royale”.

La feuille de route du futur prestataire est déjà tracée. Le cabinet de ressources humaines retenu par le Saelsi devra apprécier le potentiel général des officiers évalués, “pour adapter au mieux la suite de leur carrière en fonction de leur profil et des besoins de l’institution”. Il devra détecter les officiers ayant les capacités “à franchir rapidement plusieurs niveaux de responsabilité”, avec des compétences en matière de leadership, de management ou d’expertises spécialisées. Les meilleurs profils pourront être intégrés ensuite dans le vivier des hauts potentiels de la Gendarmerie, cette réserve à futurs étoilés.

Gabriel Thierry

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