vendredi , 18 juin 2021

Un gendarme a été blessé à Paris lors de la manifestation interdite de soutien aux Palestiniens (Photo d'illustration: Domenjod/WikimediaCommons)

Un gendarme blessé à Paris lors de la manifestation de soutien aux Palestiniens interdite par la Préfecture

L’agression a eu lieu presque en direct sur les chaînes d’information en continue. Un gendarme a été blessé hier après-midi à Paris lors de la manifestation de soutien aux Palestiniens, pourtant interdite par la Préfecture. Le militaire a reçu un projectile au niveau de la tête, nécessitant l’intervention des sapeurs-pompiers, qui l’ont évacué.

Malgré l’interdiction des autorités, confirmée en justice (Tribunal administratif puis Conseil d’Etat), des milliers de soutiens aux Palestiniens se sont rassemblés un peu partout en France samedi après-midi. A Paris, ils étaient entre 2.500 et 3.500, d’après les chiffres du ministère de l’Intérieur. La manifestation s’est rapidement transformée en affrontement avec les forces de l’ordre.

Les 4.200 policiers et gendarmes mobilisés pour l’occasion avaient pour consigne la “dispersion immédiate” des groupes de manifestants. Rassemblés dans le quartier de Barbès-Rochechouart en début d’après-midi, ces derniers ont reculé vers le nord, sous la pression des forces de l’ordre. 

Un gendarme mobile s’effondre soudainement

C’est aux alentours de 18h25 qu’un gendarme mobile s’est soudainement effondré. Il a reçu un objet sur son casque lancé par un manifestant boulevard d’Ornano, non loin de la porte de Clignancourt, où restaient quelques dizaines de protestataires. Immédiatement encadré par plusieurs autres gendarmes présents sur place, les sapeurs-pompiers ont pu intervenir rapidement pour évaluer “la gravité de son état”, selon un tweet de la préfecture de police. Choqué mais conscient, selon les informations de BFMTV, l’homme a été conduit à l’hôpital pour un bilan.

Lire aussi: Un motard de la gendarmerie blessé après un refus d’obtempérer dans le Morbihan

Au total, 45 personnes ont été interpellées dans la capitale. Selon des chiffres provisoires du parquet, 15 d’entre elles étaient en garde à vue en début de soirée, samedi 15 mai. Notamment pour “participation à un groupement formé en vue de violences“, “participation à un attroupement après sommation” et “violences sur les forces de l’ordre“. 

Dans son tweet, la préfecture manifeste “toute sa solidarité envers les militaires de la gendarmerie engagés sur le service d’ordre”.

One comment

  1. Soutien sans faille aux gendarmes mobiles de plus en plus exposés dans le cadre de leurs missions
    Un ancien moblo d’ Alsace

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