lundi 12 avril 2021
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L'épreuve sportive du concours de sous-officier de Gendarmerie (capture d'écran GN)
L'épreuve sportive du concours de sous-officier de Gendarmerie (capture d'écran GN)

L’épreuve sportive du concours de sous-officier: il faut partir à point

Après une première sélection lors de l’épreuve écrite d’admissibilité, viennent les épreuves d’admission. Parmi elles, l’épreuve physique gendarmerie, ou épreuve sportive, est commune aux deux concours de sous-officier. Redoutée mais pas inabordable, elle demande de l’anticipation et de la préparation.

L’épreuve sportive du concours de sous-officier peut rebuter la nouvelle génération de candidats. “Le niveau sportif est vraiment problématique”, constate un commandant d’unité qui encadre des gendarmes adjoints volontaires (GAV) dans leur préparation. “La note éliminatoire était à 6 auparavant, et elle a été descendue à 3. Mais depuis (à partir du concours de septembre 2020, NDLR) elle est remontée à 6 car on s’est aperçu que le niveau n’était pas bon.”

Trois mois avant l’épreuve sportive, “c’est jouable”

Pour se préparer à l’épreuve sportive, il faut s’y prendre à l’avance. “En trois mois, c’est jouable pour quelqu’un avec une corpulence normale. Si l’on part de zéro, avec du surpoids et aucune pratique sportive, il faut prévoir plus”, précise notre gendarme.

Sur le site de recrutement la Gendarmerie, figure une fiche très complète de préparation à l’épreuve physique. Elle comprend des conseils pour le cardio-training et pour le renforcement musculaire généralisé. Vous pouvez le télécharger, au format PDF sur ce lien.

L’entraînement assidu paie. Si des difficultés peuvent apparaître en chemin, elles ne doivent pas faire oublier l’objectif. Un commandant d’unité se souvient de cette jeune femme en surpoids qui voulait passer le concours de sous-officier. “Elle a pris un coach sportif et un diététicien qui l’ont aidée à perdre 25 kilos pour le concours. Cela lui a demandé beaucoup d’efforts, avec des moments de doute quand, parfois, elle voyait qu’elle ne perdait pas de poids. Mais elle a tenu parce qu’elle voulait être gendarme. Et aujourd’hui, elle est gendarme.”

Lui-même fait courir ses gendarmes volontaires adjoints en les encourageant, mais surtout en cadrant les séances.

Lire aussi: Les différentes épreuves du concours de sous-officier

Développer le cardio

Il ne suffit pas, en effet, de courir longtemps. Le candidat va ainsi gagner en endurance, mais le parcours d’obstacles est très rythmé et demande un bon cardio. Pour développer cette qualité, il faut réaliser des séances fractionnées.

“Le parcours d’obstacle, c’est un effort de 4 minutes au maximum, donc courir 8 kilomètres pendant quarante minutes ne va pas forcément aider”, précise Léa, une GAV lauréate du concours. Il est important de bien connaître le parcours. “Il est sur Internet et il faut vraiment aller le voir et l’analyser”, précise-t-elle.

Aussi, “il ne faut pas partir trop vite. On a six tours à faire, j’ai préféré effectuer les trois premiers à mon rythme, avant de tout donner sur les trois derniers”.

Pour la simulation de combat, “tout est une question de contre-poids du corps et de regard. C’est dans la tête que ça se joue”. Les examinateurs donnent des conseils avant l’épreuve. Il ne faut pas les prendre à la légère, car “l’épreuve est plus technique qu’il y paraît”.

Avant l’épreuve, éviter la surenchère

Attention, de nombreux candidats ont vu leurs espoirs s’envoler en voulant trop bien faire. Evitez donc la surenchère la semaine qui précède l’épreuve pour ne pas arriver épuisé. Pour la même raison, on se passera de la séance de sport la veille. Ce serait vraiment dommage de se fouler la cheville juste avant le concours !

La veille de l’épreuve, mieux vaut privilégier “un apport important en glucides complexes: pommes de terre, riz, pâtes (sans sauce)”, conseille ainsi le bureau recrutement, concours et examen de la Gendarmerie. “Les aliments que vous consommez doivent être de digestion facile, pour ne pas nuire à la qualité du sommeil, élément essentiel pour aborder l’épreuve du lendemain. Privilégiez les protéines animales, telles que le jambon découenné dégraissé, une volaille, un filet de poisson, éventuellement de la viande rouge grillée. Mangez du fromage frais ou un yaourt, du sucre, un fruit, du pain. Evitez toute préparation ou assaisonnement inhabituels, les aliments épicés, faisandés, fermentés, gras.”

Plus d’infos sur le concours de sous-officier à retrouver dans notre dossier spécial recrutement dans votre magazine L’Essor de la Gendarmerie n°551 (mars 2021).

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