samedi 28 novembre 2020
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Des remarques à n'en plus finir sur ses "rustines", c'est-à-dire ses seins, et des propositions salaces: la justice rend mardi sa décision à propos de deux gendarmes, poursuivis pour harcèlement sexuel aggravé contre une jeune collègue.

Deux gendarmes poursuivis pour harcèlement : décision rendue mardi

Des remarques à n’en plus finir sur ses “rustines”, c’est-à-dire ses seins, et des propositions salaces: la justice rend mardi sa décision à propos de deux gendarmes, poursuivis pour harcèlement sexuel aggravé contre une jeune collègue.

A l’audience, le 2 février, le parquet avait requis un an de prison avec sursis pour les deux hommes, assortie d’une interdiction définitive d’exercer pour le maréchal des logis Ludovic F., 37 ans, et de 5 ans pour l’adjudant Julien G., 38 ans. “On va vous dire que c’est un milieu viril, il y a des plaisanteries grasses, il faut que les femmes s’en accommodent. Mais il y a une limite. Il faut que les femmes, qui représentent 16% des effectifs de la gendarmerie, puissent trouver leur place”, avait dit la procureure, lançant: “Ce n’est pas parce que ce sont des paroles que ce n’est pas grave”.

Marie (prénom modifié), 26 ans, était venue, en uniforme, accabler à la barre ces deux gradés de la brigade de Joigny, sur les bords de l’Yonne, où elle a travaillé d’octobre 2012 à novembre 2013. “Ça te dit un plan à trois?” dans une voiture de patrouille aux sièges tachés de sperme; “Fais-moi une pipe”; “Les Réunionnaises, elles sont chaudes, montre-moi ce que tu sais faire”. Sans compter des “gémissements” sur son passage, ou un geste obscène mimé avec une matraque…

“C’était normal, c’était habituel”, avait dit la jeune femme, qui travaille désormais en région parisienne, et pour laquelle son avocat a demandé 55.000 euros de dommages et intérêts. L’Association de défense des droits des militaires (Adefdromil), partie civile, avait elle réclamé une peine “pédagogique” et “exemplaire”.

Les deux gendarmes, fils de gendarmes, avaient assuré qu’ils n’avaient pas “l’intention de nuire”, parlant de “dérapage” ou d'”échanges” de “mauvais goût” avec leur subordonnée, et se faisant reprendre vertement par la présidente: “Votre colonel aussi, vous lui parlez de son cul?”.

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