jeudi 1 octobre 2020
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Bertrand Soubelet, en 2013, lors de son audition à l'assemblée nationale
Bertrand Soubelet, en 2013, lors de son audition à l'assemblée nationale

Départ du n°3 de la gendarmerie, qui avait critiqué la politique pénale

Le général Bertrand Soubelet, n°3 de la gendarmerie, qui avait exprimé de fortes réserves sur la politique pénale du gouvernement, a été remplacé à ce poste, mercredi en Conseil des ministres.

Selon le compte rendu du Conseil, sur proposition du ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, le général Michel Pattin a été nommé directeur des opérations et de l’emploi à la direction générale de la gendarmerie nationale (DGGN), où il sera numéro 3.

Il succède à Bertrand Soubelet qui, le 18 décembre 2013, avait exprimé de fortes réserves sur la politique pénale face aux délinquants, relevant notamment le nombre de remises en liberté. Ses propos, tenus devant la commission de “lutte contre l’insécurité” présidée par le député socialiste Jean-Pierre Blazy et révélés le 6 janvier, avaient surpris. Il s’était attiré les foudres de sa hiérarchie et du ministre de l’Intérieur Manuel Valls, mais avait gagné la sympathie de nombreux gendarmes de base saluant, sur les réseaux sociaux, le “général courage“.

Denis Favier, le DGGN, avait dû diffuser en février, via Twitter, une mise au point afin de calmer les esprits, expliquant que “l’intention du général Soubelet n’était pas de mettre en cause la politique pénale ni de critiquer l’institution judiciaire, mais de souligner les difficultés rencontrées au quotidien par les unités dans la lutte contre la délinquance”.

Le général Soubelet, a-t-on appris mercredi à Beauvau, doit prendre le commandement de la gendarmerie Outremer, un poste qualifié de “prestigieux” et “de confiance”.

Vice-président de la commission parlementaire devant laquelle le général s’était exprimé, le député UMP de Paris Philippe Goujon a déclaré à l’AFP “se poser la question de (son propre) maintien” au sein de cette instance. “On a censuré un général qui a dit la vérité, c’est de la censure!” a-t-il tonné.

“On entrave le travail d’information des parlementaires”, a-t-il ajouté, en raillant par ailleurs le “placard” du général Soubelet.

Toujours selon le compte rendu du Conseil et sur proposition du ministre de l’Intérieur, David Skuli, qui était le directeur de cabinet du directeur général de la police nationale (DGPN) depuis 2012, a été nommé directeur central de la police aux frontières (PAF) à la tête de quelque 10 000 policiers en charge de la surveillance des frontières et de l’immigration. Il y remplace Frédéric Perrin, qui est élevé au rang d’inspecteur général de l’administration.

M. Perrin avait été nommé à la PAF en 2009. C’est un proche de l’ancien DGPN Frédéric Péchenard, un homme de confiance de l’ancien président Nicolas Sarkozy limogé à l’arrivée de la gauche au pouvoir. M. Perrin était, selon des sources policières, l’un des rares policiers réputés “sarkozystes” à être resté à son poste.

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5 Commentaires

  1. zoom

    le “”” courage “”” n est pas une valeur recherché en gie
    il serait plutôt a dissimuler pr celui qui veut faire carriere comme un general savoir bien imiter la boite de camambert chaussée aux moines “” est une technique recommandée voire imposée !!

  2. robert

    Esperons qu’en 2017 ce sera TERMINE !!!

  3. lebretondebrest

    Un petit ” supplément ” pour le 14 juillet , les autres généraux étaient dans leurs petits souliers … EUX . Avec les doigts sur la couture du …… Pas courageux les condisciples . Ma Doué…..

  4. CHRISTIAN

    A quoi sert d’informer les parlementaires si le représentant désigné par son administration la gendarmerie (Général Bertrand SOUBELET) ne peut dire la vérité que l’on rencontre sur le terrain. Devons-nous rester muets comme d’habitude ? Les députés ne doivent-ils plus exister ? Bonne route à l’unique Général courage.

  5. flashlook

    “””Il s’était attiré les foudres de sa hiérarchie et du ministre de l’Intérieur Manuel Valls,,, mais avait gagné la sympathie de nombreux gendarmes de base saluant, sur les réseaux sociaux, le “général courage”.

    le probleme ,, c est que la sympathie des gendarmes de base ,
    çà ne suffit pas de bouclier anti fiel ministériel pour conserver son poste a la direction generale gie ,,
    le ministre de l interieur qui a mlaintenant autorité sur les militaires de la gie nle pour montrer sa fermeté et autorité de candidat futur chef de l etat ,, a viré ‘ manu militari ” notre “” GENERAL COURAGE “” qui a baver le gouvernement en place
    en ayant l outre cuidance la cuistrerie d oser critiquer devant la commission de l assemblée la politique menée en matiere de securité !!
    emanuel valls n a pas apprécié et a viré ” mutté ” au loin sous les cocotiers dans les iles notre general a la trop “” Grande bouche “””!!

    a lexemple des ministres ,,quand on est au sommet on la ferme ,,,,
    ou on démissionne !

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