L'Essor

Départ du GIGN de trois des derniers membres de l’opération de Marignane

Un gendarme du GIGN à Beynes (78). (Ph: M.GUYOT/ESSOR)

Trois des cinq derniers membres du GIGN à avoir participé à l’opération de libération des otages de l’Airbus à Marignane en décembre 1994 quittent l’unité, a-t-on appris dimanche auprès de la Gendarmerie.

L’assaut de l’avion le 26 décembre 1994 par une centaine d’éléments de cette unité d’élite avait permis de libérer sains et saufs les 173 passagers et membres d’équipage de l’appareil d’Air France retenus en otages par un commando islamiste de quatre hommes qui avaient été tués.

L’appareil avait été détourné depuis Alger. Les images de l’opération menée par trois équipes du GIGN, juchées sur des passerelles mobiles, qui avaient pénétré simultanément dans l’avion par les trois portes de l’appareil, avaient fait le tour du monde. Elle reste la plus importante opération de libération d’otages menée dans un avion jamais réalisée dans le monde.

Parmi les trois partants figure “Jef”, qui conduisait la passerelle qu’il était parvenu, non sans difficulté, à placer sous la porte avant droite de l’Airbus tout près du cockpit où étaient retranchés les quatre hommes du commando. Les deux autres partants sont Christian et Philippe. Les deux derniers qui restent encore à l’unité sont Didier et Thierry.

Le commandant Denis Favier, commandant le GIGN à l’époque, avait mené l’assaut depuis cette passerelle. Il est actuellement Directeur général de la gendarmerie nationale. Les quelque 380 gendarmes du GIGN sont tenus à l’anonymat depuis 1995.

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