mardi 20 octobre 2020
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Le général d'armée Denis Favier, Directeur général de la Gendarmerie nationale (BALSAMO - SIRPA Gendarmerie)
Le général d'armée Denis Favier, Directeur général de la Gendarmerie nationale (BALSAMO - SIRPA Gendarmerie)

Portrait du général Denis Favier, nouveau DGGN

Nommé à la tête des 96.000 gendarmes français, le général Denis Favier, 53 ans, a commandé à deux reprises le GIGN, la première fois lors de l’assaut pour libérer les otages de l’Airbus à Marignane en 1994 et la seconde fois après avoir réorganisé cette unité d’élite. Il avait été nommé le 21 mai conseiller Gendarmerie au cabinet du ministre de l’Intérieur, Manuel Valls.

Né le 18 mai 1959 à Lons-le-Saunier (Jura), grand et mince, passionné de montagne, la voix douce qui sait se faire persuasive, Denis Favier est un brillant saint-cyrien sorti dans la “botte” à la 4e place de sa promotion. Après Saint-Cyr, il choisit la Gendarmerie mobile pendant quatre ans avant de revenir à Saint-Cyr pour deux ans comme instructeur et de retrouver ensuite la Gendarmerie comme commandant de la compagnie de Saint-Gaudens.

A la tête du GIGN

En juin 1992, le capitaine Favier prend le commandement du GIGN, unité prestigieuse créée en 1974 par Christian Prouteau. Mais son arrivée à Satory passe mal parmi les sous-officiers de l’unité qui dénoncent dans une lettre interne le fait que leur nouveau chef ne soit pas passé, comme ses prédécesseurs, par le poste d’adjoint. Il trouve son bureau pratiquement vide à l’exception d’un bureau d’écolier et d’une chaise. Pendant plusieurs mois, les sous-officiers lui battent froid. Ce sportif de haut niveau est alors formé “à la dure” par des sous-officiers qui ne lui feront aucun cadeau mais deviendront ensuite ses meilleurs soutiens.

Deux ans plus tard, le commandant Favier mène l’assaut du GIGN, le 26 décembre 1994 sur l’aéroport de Marignane, pour délivrer les 173 passagers et membres d’équipage de l’Airbus d’Air France pris en otages par un commando islamiste. Juché sur l’une des trois passerelles, au milieu de ses hommes, il pénètre par la porte avant droite de l’appareil pour diriger l’assaut de ce qui reste la plus importante libération d’otages jamais réalisée à bord d’un avion.

Il quitte en 1997 le GIGN pour le Collège interarmées de défense (Ecole de guerre) avant un poste de chargé de mission au service des ressources humaines de la direction de la gendarmerie à Paris (DGGN). Commandant du groupement de Haute-Savoie (2000-2003), il retourne ensuite à la DGGN pour diriger le bureau du personnel officier (2003-2007) où se décident les carrières. Il participe alors activement à la réflexion sur la réorganisation des unités d’élite – Groupe d’intervention (GIGN), Escadron parachutiste (EPIGN) et détachement de Gendarmerie au Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR) – fondues en 2007 en une seule force qui garde le nom de GIGN. Là encore, le rôle de Denis Favier sera déterminant pour faire accepter cette réforme aux membres des trois unités rassemblées en une seule force. Une unité de 400 hommes et femmes, unique en Europe, capable de neutraliser un forcené en douceur, de négocier une prise d’otages de ressortissants français à l’étranger, de stopper un go-fast de cannabis sur une route ou de faire face à une prise d’otages de masse.

Libération des otages du Ponant en 2008

En août 2007, il prend le commandement du nouveau GIGN avec les deux étoiles de général de brigade. En avril 2008, il est “tarponné” (parachuté en pleine mer) dans le cadre de l’opération “Thalatine” de libération des otages du Ponant dans le golfe d’Aden. Il devient général de division (trois étoiles) en décembre 2010. Promu général de corps d’armée (quatre étoiles) en avril 2011, il dirige la région de Gendarmerie d’Ile-de-France pendant un an avant de rejoindre le cabinet de M. Valls.

Dans un communiqué publié en début d’après-midi,le ministre de l’Intérieur a “tenu à rendre un hommage appuyé au général Mignaux, acteur de la modernisation de l’institution, tout en étant le garant de ses traditions et de ses valeurs”. M. Valls a ajouté que le général Mignaux “a été l’une des chevilles ouvrières du rattachement de la Gendarmerie au ministère de l’Intérieur et a ainsi largement contribué à son rapprochement avec la Police nationale”.

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6 Commentaires

  1. Damien GNONLONFOUN

    Bravo!!! mes admirations Mon Général.Je voudrais bien être formé comme vous. Vous êtes impeccable.

  2. malko

    pffff ……………… ça sert à quoi d’avoir des mecs bien si l’armée est en lambris et inféodée aux states ?????
    je vous pose la question mon général .

  3. Je ne connais la la gendarmerie mais séduite par la façon de gérer le problème actuel par le général Denis Favier.
    Dr Prime de Mayotte

  4. VALDENAIRE

    Bravo mon Général vous donnez un bel exemple pour nos futurs gendarmes
    qui voudrons faire carrière.
    Vous avez le goût du risque.
    Un parcours sans faute.
    Un exemple à suivre.
    Et une grande expérience de la Gendarmerie.

  5. bob 39

    Bravo pour votre carrière prestigieuse et remarquable
    Encore un jurassien exemplaire après le général Geillon

  6. roux

    un parcours comme un autre ,avec des risques différents, mais une reconnaissance bien plus grande qu’un simple chauffeur routier,un mineur,et bien d autres encore.
    là est le problème de notre république qui reconnait que les pions qui confortent et protège l’état, mais pas les autres qui confortent l économie avec des risque importants mis en oublis

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