samedi 15 mai 2021
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Durant un contrôle routier, des réservistes de la brigade de Mer (Loir-et-Cher) restés à l’unité passent au fichier les identités et plaques d’immatriculation recueillies sur le terrain par leurs collègues (Photo: N.Deleau/L'Essor).
Durant un contrôle routier, des réservistes de la brigade de Mer (Loir-et-Cher) restés à l’unité passent au fichier les identités et plaques d’immatriculation recueillies sur le terrain par leurs collègues (Photo: N.Deleau/L'Essor).

Civils en uniforme et sans uniforme

Réservistes opérationnels, spécialistes commissionnés, personnels civils à plein temps : les civils occupent une place importante dans la Gendarmerie.

Vous les avez sans doute croisés en uniforme, un soir d’été, lors d’un contrôle routier près d’une plage, ou en hiver dans les stations de ski. Membres de la Réserve opérationnelle de niveau 1 (RO1), ils sont près de 30.000 hommes et femmes, employés de banque, ouvriers, instituteurs ou anciens gendarmes adjoints. Ils revêtent l’uniforme quelques dizaines de jours par an, portent une arme et sont encadrés en mission par un gendarme d’active.

La seule limite est budgétaire

“Sans eux, nous ne pourrions plus remplir toutes nos missions”, se félicite un officier supérieur. “Surtout, ajoute-t-il, ils sont très précieux pour nous aider dans les périodes dures, comme celles des Gilets jaunes.

La seule limite est budgétaire car les crédits pour payer les missions des réservistes sont vite épuisés.

En cas de “troubles graves“, la Gendarmerie pourrait compter sur la réserve opérationnelle de niveau 2 (RO2). Soit un vivier de 37.000 anciens gendarmes.

Il y a aussi la Réserve opérationnelle de spécialistes (RO1S). Une force d’une centaine d’hommes et de femmes répertoriés pour leur expertise de haut niveau.

Dernier membre de la famille, la Réserve citoyenne de défense et de sécurité (RCDS). Choisis parmi les personnalités influentes de la société et/ou détentrices d’une expertise rare, elle compte près de 1.300 membres. On y trouve aussi bien le président du Sénat Gérard Larcher que l’animateur Stéphane Bern. Leurs grades sont purement honorifiques et ils ne sont pas rémunérés.

Musiciens, piroguiers…

Il y a une autre catégorie de civils qui décident de rejoindre l’Arme : les gendarmes commissionnés. Ils sont engagés au grade d’officier ou de sous-officier pour un maximum de dix-sept ans, avec un contrat initial de deux à cinq ans. Ils seront musiciens à la Garde républicaine, chercheurs en économie de défense, experts en sécurité des systèmes d’information, analystes en renseignement criminel, pilotes d’hélicoptère, guides de haute montagne, sportifs de haut niveau. Et, même, piroguiers en Guyane.

Lire aussi: Réserve: ce qui a changé depuis deux ans et l’arrivée du général Olivier Kim

Enfin, n’oublions pas les civils –   permanents, cette fois-ci   – qui travaillent quotidiennement au profit des 95.512 militaires d’active de l’Arme. Ce sont les 5.169 personnels civils, selon les chiffres les plus récents, qui sont des fonctionnaires et des ouvriers d’Etat. Ils occupent des emplois d’encadrement, d’expert ou de spécialiste dans les domaines administratifs, logistiques et techniques. Ils ne sont donc pas soumis aux exigences découlant du statut militaire.

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