jeudi 29 octobre 2020
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Baisse de l’ISSP : un syndicat de police dépose une pétition à l’Elysée

Alliance, 2e syndicat des gardiens de la paix, a déposé mercredi à l’Elysée une pétition signée par plus de 42.000 policiers, dénonçant les atteintes à leur pouvoir d’achat, et notamment la baisse de l’ISSP pour les élèves policiers. “Nous avons pu déposer nos pétitions et le constat d’huissier qui prouve qu’il y avait bien plus de 42.000 signatures différentes de collègues gradés et gardiens de la paix”, a assuré le secrétaire général d’Alliance Jean-Claude Delage.

Cette pétition dénonçant les atteintes au pouvoir d’achat des policiers, et la décision de diminuer l’ISSP des élèves policiers et gendarmes inscrite dans le budget sécurité 2014, avait été lancée par Alliance il y a près d’un mois. C’est ce même syndicat qui avait lancé fin septembre un appel à la grève illimitée des PV suite à l’annonce de cette diminution de l’ISSP qui, selon Bercy, va permettre une économie de 12 millions d’euros.

Selon Jean-Claude Delage, cette mesure “qui va toucher particulièrement les plus jeunes (…), c’est-à-dire l’avenir de la police”, devrait se traduire par une baisse de salaire de près de 200 euros par mois.

“l’indifférence des pouvoirs publics”

Alliance a durci son mouvement à la mi-octobre en demandant aux policiers “d’arrêter tout travail d’initiative” hors réquisition de la justice et “de ne plus remplir” les comptes rendus d’enquête. Le syndicat proteste également contre le “report de neuf mois” de la revalorisation salariale, prévue pour les gardiens de la paix en vertu d’un accord passé ces dernières années.

D’autres syndicats de police se sont montrés hostiles à cette diminution de l’ISSP. Ainsi, le premier syndicat des gardiens de la paix, Unité police SGP-FO avait lancé un appel le 21 octobre pour un rassemblement devant le ministère de l’Économie à Paris pour protester contre cette baisse. Plusieurs centaines de policiers en civil y avaient participé.

“Aujourd’hui la situation dans les commissariats, elle est tendue, il y a un réel mal-être”, a assuré Jean-Claude Delage, disant regretter “un peu l’indifférence des pouvoirs publics pour ne pas parler de mépris”.

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