mardi 13 avril 2021
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Un candidat planche sur la composition de culture générale au concours externe de sous-officier de la Gendarmerie. (L.Picard/L'Essor)
Un candidat planche sur la composition de culture générale au concours externe de sous-officier de la Gendarmerie. (L.Picard/L'Essor)

Au concours externe, le candidat idéal est curieux et structuré

Pour préparer la composition de culture générale, il faut cultiver “l’une des qualités du gendarme essentielle pour un enquêteur, la curiosité”, précise Hugo, un correcteur du concours externe. Son conseil principal consiste donc à recommander une “lecture de la presse quotidienne nationale, Le Monde, Le Figaro, Libération, Aujourd’hui en France. Ce n’est pas la peine de faire des fiches, mais il est extrêmement important d’être au courant des thématiques du moment“.

C’est à ce prix que les candidats éviteront de citer “des slogans publicitaires ou des lieux communs, alors que l’actualité est riche d’exemples”.

Evidemment, il est également souhaitable de s’entraîner sur les annales du concours. Pour bien gérer le temps d’une épreuve de trois heures, il faut s’exercer à rédiger des devoirs bien équilibrés.

Arriver au concours reposé

La veille de l’épreuve, mieux vaut s’aérer la tête, rien ne sert de se lancer dans des révisions de dernière minute. “Elles ne sont jamais bonnes. Les candidats essayent de se rassurer, mais ils ne font que s’embrouiller”, explique Gabriel, un correcteur du concours. “Il est bien plus important, durant les dernières 48 heures, d’avoir un bon cycle de sommeil. Il faut manger équilibré, des sucres lents parce que le concours est un marathon, et se coucher et se lever tôt pour que le cerveau se repose”. Gabriel conseille un retour aux sources. “On ne déconnecte pas devant des jeux vidéo ou son smartphone. Il vaut mieux se promener, jouer aux cartes, ou tout simplement s’ennuyer”, conseille-t-il en souriant.

Pour avoir l’esprit tranquille, il suggère de bien préparer ses affaires la veille: carte d’identité, convocation, stylos qui fonctionnent, mais aussi les habits que l’on portera ainsi que les barres énergétiques et autre bouteille d’eau. Ces conseils peuvent paraître superflus, mais “ce sont des choses vécues, des retours d’étudiants”.

Le jour J, “toujours se dire qu’il y aura un problème dans les transports et un temps de vérification des convocations, et donc prendre de la marge sur son trajet”. Pour la forme de la composition, il est impératif de bien organiser sa pensée. “Nous nous disons que nous avons un potentiel futur gendarme, explique un correcteur. Donc, c’est comme pour les procédures que, demain, il écrira au procureur de la République. La pensée doit être structurée.”

Pour cela, le plus efficace est d’utiliser des plans comprenant une introduction, deux parties et une conclusion. Pour définir les deux parties, les trames d’opposition sont les plus efficaces: problème/solution, constat/remède.

L’épineuse question du plan

Faut-il formaliser le plan? Les avis divergent. Les juristes auront tendance à annoncer clairement leur plan en mentionnant les parties. Mais cela reste une option.

“En droit, il faut formaliser un plan, mais sur une épreuve de ce type, cela n’est pas obligatoire”, remarque François Lavedan, auteur d’un livre de préparation aux concours de sous-officier.

Pour l’organisation du temps, il conseille de commencer par consacrer “10 minutes à l’analyse du sujet. Ce n’est pas abusif pour une bonne compréhension”. Ensuite, 50 minutes pour bâtir le plan et rédiger l’introduction, suivies de 1 h 50 de rédaction au propre et de 10 minutes de relecture pointilleuse. “La structuration de l’introduction est fondamentale, ajoute notre correcteur. Elle doit débuter par une phrase d’accroche, suivie d’une définition des termes du sujet. Elle doit également préciser son intérêt et présenter la problématique avant d’annoncer le plan.”

Ne pas hésiter à repasser le concours externe

Et si, malgré tous ces efforts, le candidat n’est pas retenu, il ne faut pas qu’il se décourage. Il a en effet droit à trois tentatives, et il ne faut pas hésiter à les utiliser. A l’oral, cette volonté d’intégrer l’Institution peut être bien perçue par le jury. « J’ai vu passer un candidat à l’oral qui en était à sa sixième tentative, explique Gabriel. C’était un gendarme adjoint volontaire qui avait donc tenté trois fois chaque concours, interne et externe. Par manque de préparation ou en raison de blessures, il avait échoué. »

Le candidat a finalement été recruté, en partie parce qu’il “avait montré sa motivation. C’est courageux de se représenter autant de fois”, estime le sous-officier de Gendarmerie. 

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