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Arno, Rémi et Cyrille: qui sont les trois gendarmes tués par le forcené du Puy-de-Dôme?

Cyrille Morel, Rémi Dupuis et Arno Mavel, les trois gendarmes tués par un forcené à Saint-Just, dans le Puy-de-Dôme, mercredi 23 décembre 2020. (Photos: DR - Linkedin et Facebook)

Cyrille Morel, Rémi Dupuis et Arno Mavel, les trois gendarmes tués par un forcené à Saint-Just, dans le Puy-de-Dôme, mercredi 23 décembre 2020. (Photos: DR - Linkedin et Facebook - Montage L'Essor)

Ils s’appelaient Arno Mavel, Rémi Dupuis et Cyrille Morel. Voici ce que l’on sait sur les trois gendarmes tués cette nuit par un forcené dans le Puy-de-Dôme.

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Arno Mavel

Arno Mavel, brigadier tué par un forcené. Il venait de réussir le concours sous-officier (Crédit photo: Arno Mavel / Instagram)

Le plus jeune, d’entre eux, Arno Mavel, était âgé de 21 ans. Affecté au Psig d’Ambert, ce brigadier – gendarme adjoint volontaire donc – venait d’apprendre il y a seulement quelques jours une bonne nouvelle. Il faisait partie des candidats admis au deuxième concours d’admission dans le corps des sous-officiers de gendarmerie de septembre 2020. C’est le concours “interne”. Celui-ci est réservé aux volontaires, gendarmes adjoints ou aspirants, réservistes, adjoints de sécurité et militaires avec au moins quatre années d’ancienneté.

Sur les photos de son compte Instagram, Arno Mavel, grand et athlétique, sourit à la vie. Ses tranches de vie partagées avec ses followers? Une randonnée dans le désert, une photo avec des amis à la Réunion ou encore une partie de billard à Vichy.

Originaire de Montpellier, Arno Mavel avait été formé à l’école de gendarmerie de Montluçon, dans l’Allier. Il servait au Psig d’Ambert depuis le 5 juillet 2018. Il était célibataire et n’avait pas d’enfant.

Rémi Dupuis

L’adjudant Rémi Dupuis, tué par un forcené (Crédit photo: Rémi Dupuis / Linkedin).

Âgé de 37 ans, cet adjudant était chef de groupe enquêteurs à la brigade d’Ambert. Ce gendarme du sud était originaire de Martigues et avait rejoint l’Arme en 2007 en intégrant l’école de sous-officiers de Libourne. Après deux ans à l’escadron de gendarmerie mobile de Saint-Amand-Montrond, cet historien de formation avait rejoint la gendarmerie de la sécurité des armements nucléaires (Gsan). Cette petite (une cinquantaine de personnels) unité méconnue est chargée du contrôle gouvernemental et de la sécurité des armes nucléaires.

Puis, en 2012, Rémi Dupuis, après être devenu officier de police judiciaire en 2010, avait changé de fonctions. Il avait rejoint la brigade de proximité d’Issoire, dans le Puy-de-Dôme, comme enquêteur judiciaire, avant de partir pour Ambert en novembre 2014, où il avait intégré le groupe montagne.

La Gendarmerie précise que Rémi Dupuis venait de suivre, “dans le cadre de la formation continue des gendarmes, le recyclage sur la prise en compte des violences intra- familiales”.
Il était pacsé et père de deux enfants, une fillette de 7 ans et un garçon de presque deux ans.

Cyrille Morel

Lieutenant Cyrille Morel, 45 ans (Photo GN)

Âgé de 45 ans, le lieutenant Cyrille Morel était commandant en second de la compagnie d’Ambert. L’officier avait raconté son parcours à l’occasion de sa prise de poste au quotidien régional La Montagne. D’abord sous-officier – il avait fait l’école de Chaumont -, l’Arme l’affectera à Tuchan, dans l’Aude, puis dans le Puy-de-Dôme, successivement à Saint-Amant-Tallende, Combronde et Ambert.

Cyrille Morel montera ensuite en grade en obtenant en 2005 son concours d’officier de police judiciaire. D’abord en gagnant les galons de maréchal des logis-chef puis d’adjudant, avant de réussir le concours d’officier de Gendarmerie du rang en 2017. Après avoir suivi le cursus de l’École des officiers de la gendarmerie nationale (EOGN) au sein de la 122e promotion, il avait pris le commandement de la communauté de brigades d’Ambert. Deux ans plus tard, nouvelle promotion dans la même ville où il devenait commandant en second de la compagnie.

Le lieutenant Cyrille Morel était marié et père de deux enfants, une fille de 15 ans et un fils de 11 ans.