mardi 13 avril 2021
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Avocat, auteur, enseignant, pompier volontaire ou réserviste citoyen, Alain Mila a vécu plusieurs vies en une. (Coll A. MILA)
Avocat, auteur, enseignant, pompier volontaire ou réserviste citoyen, Alain Mila a vécu plusieurs vies en une. (Coll A. MILA)

Alain Mila: le pénal au cœur d’une vie de touche-à-tout

A écouter Alain Mila dérouler le fil de sa vie, on se demande si ses journées durent bien vingt-quatre heures. A 54 ans, son CV est un kaléidoscope : avocat, notaire, délégué du procureur, photographe, sapeur-pompier volontaire, auteur, enseignant et réserviste de la Gendarmerie.

Fils d’architecte, élevé dans un petit village du Tarn, Alain Mila envisage d’abord de devenir notaire, pour travailler en famille. Les études de droit s’imposent. Mais après quelques années dans une étude rurale, alors qu’il ne lui manque que le grand oral pour être notaire, il choisit d’exercer comme avocat pénaliste au barreau de Toulouse.

Alain Mila plaide aux assises aux côtés de l’actuel Garde des Sceaux

A trois reprises, Me Mila se retrouvera à plaider aux assises avec l’actuel garde des Sceaux, Eric Dupond-Moretti. Il se souvient de procès “à l’ancienne”. “Nous passions la totalité de nos journées avec les confrères”, précise-t-il. Celles-ci se finissaient tard, dans des repas aussi arrosés qu’enfumés.

En 1999, il devient sapeur-pompier volontaire au SDIS du Tarn. Il y restera douze ans. Statutairement, son niveau scolaire supérieur à bac+3 lui confère le grade de lieutenant. Mais “les grades se méritent”, dit-il, et il reste 1ère classe.

Regrettant pourtant de ne pas avoir parachevé son notariat, il fait valider son expérience. En 2003, “par équivalence, je suis devenu notaire”, explique-t-il. Quatre ans plus tard, il enseigne à Sciences-Po Toulouse et à l’université où il est chargé de TD et de conférences de méthode.

A 48 ans, à l’idée de son père, décédé “à 56 ans d’un infarctus dû au stress”, il décide de bifurquer. “Le pénal, c’est lourd, et je ne voulais pas suivre le même chemin.” Il va se consacrer à la photo, publier quelques clichés dans La Dépêche du Midi, tout en enseignant le droit et l’économie en lycée.

Découverte de la Gendarmerie

Sur les conseils d’un ancien gendarme devenu avocat, il devient réserviste citoyen de la Gendarmerie. Une institution qu’il apprécie en effet comme pénaliste. Il prend son rôle à cœur et s’investit dans le comité local des Amis de la Gendarmerie et dans la mise en place des cadets de la Gendarmerie.

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Parallèlement, Alain Mila s’inscrit en doctorat de droit avec l’idée de travailler sur les Pelotons de gendarmerie de haute montagne (PGHM). Ses premières recherches ne lui permettant pas de trouver matière à un travail universitaire, il change son fusil d’épaule et écrit un livre grand public sur ces unités de secours. Esprit de cordée sortira le 12 mars, aux éditions A et H.

Malgré toutes ses activités, il se rend compte que le droit pénal, “bien que chronophage et stressant”, lui manque un peu. “Il y a un côté addictif”, reconnaît Alain Mila, qui a d’ailleurs replongé: depuis janvier, il est délégué du procureur des Hautes-Pyrénées.

M.G

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