mercredi 30 septembre 2020
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Abandon du projet de “task force” Police/Gendarmerie en Corse

La “task force” Police/Gendarmerie qui devait voir le jour en Corse pour lutter contre la criminalité organisée, suscitant une levée de boucliers des syndicats de police, a été abandonnée au profit de “nouvelles propositions” de “collaboration”, a-t-on appris jeudi.

Jeudi, selon des sources syndicales policières, les syndicats ont été reçus place Beauvau par le directeur général de la Police nationale (DGPN) Claude Baland. Il leur a fait part d’un “nouveau projet” de six objectifs présentés comme des “propositions d’accentuation de la collaboration” de la direction régionale de la Police judiciaire (DRPJ) et la Gendarmerie en Corse.

Une forte opposition des syndicats

Ce projet est éloigné de la “task force” qui devait initialement rassembler dans une “structure commune” policiers et gendarmes en Corse et aux Antilles-Guyane afin de lutter contre la criminalité et les règlements de comptes. Il consistait à créer des unités “communes” Police/Gendarmerie avec à leur tête des gradés des deux forces, ce qui aurait modifié l’organisation locale des forces de l’ordre. Il s’agissait d’aller au delà des “simples mutualisations”, selon l’Intérieur. Cela avait suscité une opposition frontale des puissants syndicats de police rassemblés en intersyndicale, ce qui est très rare.

Ils reprochaient notamment le poids qu’y prendraient les gendarmes et cela avait ravivé la guerre Police/Gendarmerie, vive, selon les sources syndicales, depuis plusieurs semaines dans l’Ile de Beauté. Les syndicats en avaient appelé en mars 2014 à l’arbitrage de Manuel Valls, alors ministre de l’Intérieur, dont c’était le “bébé”.

Création d'”bureau de liaison du renseignement criminel”

L’un des objectifs du nouveau projet présenté jeudi vise à créer un “bureau de liaison du renseignement criminel” réunissant PJ/police et sections de recherches (SR) des gendarmes. Un autre est de renforcer le Groupement d’intervention régional (GIR), une unité d’élite comprenant déjà gendarmes, policiers ou douaniers. Un autre encore de “développer les synergies” en police technique et scientifique (PTS) et entre unités d’intervention d’élite des deux forces.

Les syndicats doivent donner leur avis d’ici la mi-juin où le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve doit se rendre en Corse pour notamment le présenter dans le détail. Jeudi, une réunion de même type que celle du DGPN s’est tenue en Corse avec les acteurs et partenaires syndicaux policiers et la “patronne” de la PJ Mireille Ballestrazzi qui s’est rendue sur place. Le projet similaire prévu aux Antilles-Guyane devrait aussi être remanié dans le même esprits, selon le sources syndicales.

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