mercredi 12 août 2020
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Trente neuf gendarmes français sont actuellement présents au Mali où une prise d’otages était en cours vendredi dans un grand hôtel de Bamako. Une quarantaine de gendarmes du GIGN et une dizaine d’experts de l’IRCGN doivent arriver vendredi après-midi à Bamako.

39 gendarmes français présents au Mali

Trente neuf gendarmes français sont actuellement présents au Mali où une prise d’otages était en cours vendredi dans un grand hôtel de Bamako.

Selon des images diffusées par les télévisions françaises, on peut voir deux gendarmes, portant un gilet pare-balles mais pas de casque et munis d’un pistolet, à l’intérieur de l’hôtel.

Parmi ces 39 gendarmes, 7 sont chargés de la protection de l’ambassade, 5 sont des prévôts accompagnant le contingent français au Mali, 12 sont affectés à la Mission civile de l’UE au Mali et 7 à la Minusma.

Une quarantaine de gendarmes du GIGN et une dizaine d’experts de l’IRCGN doivent arriver vendredi après-midi à Bamako.

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Un commentaire

  1. FRANCESCHI

    Prise d’otages au Mali : un autre front de notre guerre contre l’islamisme

    Le chef du groupe terroriste Ansar Dine, Iyad Ag Ghali, ancien chef de rébellions touareg devenu djihadiste qui était en tête de l’invasion du Nord-Mali menée par des groupes armés en mars 2012, refait parler de lui et a de nouveau appelé en octobre à combattre la France, dénonçant l’accord de paix au Mali signé en mai-juin à Alger avec le camp gouvernemental. Dans le même appel, il approuve aussi l’attentat de janvier contre la rédaction de Charlie Hebdo. En juillet 2014, Ansar Dine avait fait allégeance à l’État islamique.

    Al-Mourabitoune, groupe djihadiste sahélien dirigé par Mokhtar Belmokhtar, a revendiqué, vendredi, l’attaque meurtrière de l’hôtel Radisson Blu de Bamako, au Mali, et affirmé avoir agi « avec des frères Al-Qaïda au Maghreb islamique [AQMI] ». Le représentant d’AQMI dans le nord du Mali, un Algérien du nom de Yahia Abou Hammam, est sans doute aussi mêlé à cette attaque malgré les problèmes de leadership entre les différents groupes islamistes opérant dans la région.

    Si Al-Mourabitoune comme AQMI sont des rivaux de l’État islamique dans la nébuleuse djihadiste mondiale, contrairement à Ansar Dine, ils ont un intérêt commun qui les rapproche : abattre la France, l’Occident et les mécréants, afin de pouvoir faire fructifier leurs affaires de trafics en tout genre dans cette région.

    Dans le contexte de guerre déclarée avec l’État islamique dans lequel nous nous trouvons, ces événements ne sont sans doute pas le fruit du hasard. Ces groupes terroristes pourraient chercher à profiter de notre affaiblissement supposé et conclure une alliance, au moins de circonstance.

    La communauté internationale est peut-être en train de laisser grandir un autre monstre en Afrique de l’Ouest, après l’État islamique en Irak et Syrie et Boko Haram au Nigeria, son affidé qui lui a fait allégeance et qui se répand en Afrique centrale.

    En effet, depuis fin juin 2015, les attaques terroristes, jusque-là limitées au nord du Mali, avaient commencé à s’étendre au sud et au centre, revendiquées par Ansar Dine, notamment sur les villes de Sikasso et de Nara. En juillet, une vingtaine de djihadistes, dont deux Français, avaient été arrêtés à la frontière ivoirienne. Ils projetaient déjà des attentats au Mali alors que Bamako était en état d’alerte maximum après l’attentat du restaurant « La Terrasse ».

    Peut-être plus inquiétant encore, l’alliance entre Ansar Dine et le Front de libération du Macina (FLM) du djihadiste Amadou Koufa ne fait maintenant plus de doute. L’objectif est de créer un État islamique (tiens donc !) dans la région de Mopti au centre du Mali. Des affrontements y ont opposé le FLM et l’armée malienne au mois d’octobre.

    Une montée en puissance de ce front de guerre contre le terrorisme nécessitera des moyens supplémentaires de nos armées et de nos forces de sécurité intérieure, afin d’assurer la protection de nos ressortissants résidant en Afrique de l’Ouest et des entreprises françaises qui y sont implantées. Les moyens de l’opération Barkhane pourront alors paraître insuffisants ou inadaptés contre des opérations de prise d’otages massive (POM). Tout ceci n’est pas très réjouissant, désolé…

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