samedi 25 mai 2019
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Tahiti : le gendarme ayant tué un jardinier en confondant son arme et un Taser condamné à 18 mois de prison avec sursis (Vidéo)

Le gendarme ayant tué accidentellement un jardinier lors d’une intervention le 27 avril 2017 en confondant son arme de service avec son pistolet à impulsion électrique a été  condamné ce mardi à 18 mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Papeete, en Polynésie française rapporte la chaîne Polynésie 1 ere.

Le tribunal a suivi les réquisitions du procureur de la République Hervé Leroy. Pour ce dernier, le gendarme a bien fait preuve “à plusieurs reprises de négligence, d’imprudence”.

La condamnation a été assortie d’une interdiction du port d’arme pendant un an, et ne sera pas inscrite au bulletin n° 2 du casier judiciaire ce qui lui permettra de poursuivre sa carrière.

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Alors qu’il intervenait avec un camarade pour un différent entre un homme et l’amant de sa femme à Paea, le gendarme avait voulu utiliser son pistolet à impulsion électrique, mais c’est avec son “Sig Pro” qu’il a tiré, sans sommation, atteignant mortellement le jardinier. Ce dernier, père de famille de 37 ans, avait succombé à ses blessures peu après l’arrivée des secours.

Il avait placé ses deux pistolets du même côté de son ceinturon…

A la barre, en tenue, le gendarme, décrit par ses supérieurs et par ses camarades comme un “travailleur posé” et “réfléchi” a émis des regrets.  Cité par Tahiti Infos qui publie un compte-rendu audience très complet,  Il s’est dit “conscient d’avoir tué un homme et brisé sa famille“.

Deux expertises contradictoires

En évoquant   une intervention “très stressante, violente et imprévue“, il a déploré une situation de sous-effectif : “Si nous avions été trois, peut-être que les choses ne se seraient pas passées comme cela”.

Tahiti Infos relate que le gendarme a dû expliquer au tribunal les raisons d’une enquête disciplinaire à son sujet de scellés disparus au sein de sa brigade l’année dernière. Cette affaire l’a beaucoup perturbé  selon lui et a participé à son état le jour des faits  a t-il dit au tribunal.

Les deux expertises psychiatriques du prévenu, évoquées publiquement au tribunal se contredisent en tous points relève encore Tahiti Infos. La première retient l’altération du discernement liée à la “crise d’angoisse” d’un homme “proche de la dépersonnalisation” et “très affecté par les tensions au sein de sa brigade”.

L’autre, le décrit comme  un homme “serein” sans “troubles caractérisées de l’humeur” et ne retient aucune altération.

Pour son avocate, citée par TNTV  la hiérarchie de la Gendarmerie a aussi sa part de responsabilité dans ce drame. Le gendarme ne fera pas appel a annoncé cette dernière.

La famille du défunt a manifesté sa colère à l’issue de procès et s’est exprimée au micro de Polynésie 1 ère

D.C

 

 

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Un commentaire

  1. niout

    Qui peut savoir pourquoi ce professionnel a confondu son arme et son taser.? Oui c’est une faute !!!
    Mais personne de ses frères d’armes ne peut lui jeter la pierre…! Qui sait les réelles conditions dans lesquelles l’intervention s’est déroulée! Bon courage à lui pour la suite de ce drame qui entâche aussi la rigueur quotidienne de toute l’arme.

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