vendredi 30 octobre 2020
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[Série d’été] Le jour où… les fiancés assassinés de Fontainebleau ont été retrouvés (vidéo)

Le livre de Christian Porte.
Le livre de Christian Porte.

Ce 10 janvier 1989, des chasseurs traquent un sanglier blessé dans la forêt de Fontainebleau. Surprise : à la place de l’animal blessé, ils découvrent les corps d’un homme et d’une femme. Ce sont Anne-Sophie Vandamme et Gilles Naudet, tous deux âgés de 25 ans, disparus le lundi 31 octobre 1988. Malgré les efforts des gendarmes, l’affaire n’a toujours pas été résolue à ce jour.

Christian Porte, ancien rédacteur en chef du Républicain de L’Essonne et du Val-de-Marne, s’intéresse de près à cette affaire. Désormais journaliste indépendant, il vient de publier, en mai 2018, un livre sur cette affaire criminelle, “Les vérités interdites d’un fiasco judiciaire” (Edilivre, 28 euros). Les 4.000 procès-verbaux et 1.500 personnes entendues n’ont pas encore permis à la justice de résoudre ce dramatique faits-divers.

“Nous nous étions intéressés à la disparition du couple dès les premiers jours”, se souvient Christian Porte. Le mystère enfle au fur-et-à-mesure de ces 71 jours de recherches. Le verdict des autopsies est terrible : le jeune couple a été abattu au 22 long rifle et “achevé d’une balle dans la tête”.

Christian Porte (Crédit photo: GT/L'Essor).
Christian Porte (Crédit photo: GT/L’Essor).

En 30 ans, Christian Porte a suivi les recherches, participe même aux premières battues pour retrouver le couple disparu, et couvre le procès aux assises des mineurs de Cédric. Cet adolescent âgé de 17 ans à l’époque des faits sera finalement acquitté. Le journaliste est hanté par l’affaire. “J’ai horreur de ne pas comprendre ce qui m’interpelle, explique-t-il à L’Essor. Or, on a trouvé les corps à un endroit où j’étais passé deux mois plus tôt avec les gendarmes [lors de la battue], et ils n’y étaient pas. Le vrai problème de cette affaire, c’est que l’on ne connaît pas la scène de crime.”

De ce long travail d’enquête, Christian Porte en tire une conviction : des chasseurs pourraient être impliqués. “Il n’y a aucun indice matériel dans cette affaire”, souligne-t-il. Mais, poursuit-il, “c’est quasiment la seule piste”. L’arme utilisée correspond par exemple à un calibre parfois utilisé dans du braconnage. Aujourd’hui, Christian Porte espère qu’un jour, un témoin livrera son témoignage sur cette dramatique histoire. Il a lui-même été contacté, après une émission de radio, par deux nouveaux témoins. “Il va falloir voir comment cela pourra être exploité, peut-être pas judiciairement, mais au moins par conscience, pour essayer de savoir ce qu’il s’est passé ce jour-là”, conclut Christian Porte.

Gabriel Thierry

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