mardi 21 mai 2019
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Les élèves de l’école de Dijon honorent l’adjudant Régis Michoux du PGHM de Chamonix, emporté par une avalanche (Vidéo et diaporama)

La cérémonie de baptême de la 13ème promotion de l’école de Gendarmerie de de Dijon s’est déroulée le 21 février 2019, sous la présidence du général de corps d’armée Lambert Lucas, commandant la Gendarmerie d’outre-mer (CGOM), en présence de Bernard Schmeltz,  préfet de la région Bourgogne-Franche-Comté, préfet de la Côte-d’Or. (*)

Cette promotion a été baptisée au nom de l’adjudant Régis Michoux, mort en montagne en 1997.

72 anciens GAV, 25 réservistes, et un adjoint de sécurité 

Le 2 juillet 2018, jour de l’incorporation de la 13ème promotion au sein de la 3ème compagnie, ils étaient 120 élèves gendarmes (EG). Au final, ils sont 109 à achever la formation (95 EG masculins et 14 EG féminines).

72 EG sont d’anciens gendarmes adjoints volontaires, 25 étaient réservistes, 8 sont issus d’autres armées, 3 sont issus du milieu civil et 1 est un ancien adjoint de sécurité (police).
La moyenne d’âge est de 24 ans et 11 mois, le plus jeune est âgé de 20 ans et deux EG ont 36 ans.
Les nouveaux gendarmes rejoindront des unités sur l’ensemble du territoire français, à l’exception de la Corse, mais à Mayotte. 42 d’entre eux, dont une gendarme,  seront affectés en Gendarmerie mobile, 59 en Gendarmerie départementale et 8 à la Garde Républicaine, dont 2 filles.

Un parrain montagnard : l’adjudant Régis Michoux

Les élèves gendarmes de la 3ème promotion ont choisi l’adjudant Régis Michoux pour parrain.
Régis Michoux est né le 21 août 1956 à Thonon-les-Bains (74).
Il entre en Gendarmerie le 1er avril 1976 après des études d’enseignement supérieur en qualité de gendarme auxiliaire et achève son service comme brigadier. A l’issue, le 5 avril 1977, il intègre directement l’école préparatoire de Gendarmerie de Chaumont.
Il rejoint la garde Républicaine à Paris, au sein de la section spéciale de gymnastique, et est admis dans le corps des sous-officiers de carrière le 24 avril 1980.
Le 1er juin 1982, il est affecté à la région de Gendarmerie de Rhône-Alpes. Détenteur du brevet d’alpiniste et de skieur militaire, (BASM), il poursuit alors de multiples formations dans le domaine de la montagne. En 1989, il décroche successivement les diplômes de spécialiste montagne, aspirant guide, guide de haute montagne et enfin, en  1996, le brevet de chef de caravane de secours en montagne. Sportif accompli, et excellent “grimpeur”,  il  avait terminé 1er au championnat de France militaire d’escalade.
Lors de son décès, l’adjudant Régis Michoux était adjoint au commandant du Peloton de Gendarmerie de Haute Montagne (PGHM) de Chamonix qu’il avait intégré en 1991.
Une semaine avant son décès, il dirigeait les secours pour sauver 40 personnes prises dans le mauvais temps au refuge du “goûter”.
Il trouve la mort le 28 juillet 1997, à l’aiguille verte (4122m) dans le couloir de Whymper, emporté par une coulée de neige, lors d’une course d’entraînement de deux jours, réservée aux professionnels de haut niveau. L’adjudant Régis Michoux est décoré de la médaille de défense nationale or (1993) ainsi que de la médaille pour acte de courage et de dévouement.

Il était père de deux enfants âgés de 16 et 17 ans au moment de son décès.

JF Cortot

(*) En présence également du général de division Jean-Philippe Lecouffe, sous-directeur de la police judiciaire de la Gendarmerie, des généraux Olivier Kim, commandant des réserves de la Gendarmerie, et Jean-Valery Lettermann, commandant adjoint de la région de Gendarmerie d’Occitanie, commandant le groupement de l’Hérault, et le colonel Pascal Hurtault, commandant en second la région de Gendarmerie Bourgogne-Franche-Comté.

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