mardi 23 juillet 2019
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Comment le GIGN sélectionne ses futures recrues (vidéo)

La caserne Pasquier de Satory où est implantée le GIGN (Capture d'écran du Géoportail de l'IGN)
La caserne Pasquier de Satory où est implantée le GIGN (Capture d’écran du Géoportail de l’IGN).

Dans l’agenda des candidats, l’échéance se rapproche. Chaque printemps, le Groupe d’intervention de la Gendarmerie nationale (GIGN) observe ses futures recrues lors de tests redoutés. Cette semaine de sélection est organisée au cours des mois de mai et juin en plusieurs sessions, au centre d’entraînement de Mondésir et à Satory. Le début d’un parcours du combattant pour obtenir le privilège de porter le célèbre écusson du groupe.

Lire également notre dossier: Calendrier, épreuves, conseils… Notre guide pour réussir les tests de sélection du GIGN 

Les conditions

Pour s’inscrire aux tests de sélection du GIGN, il faut tout d’abord être gendarme et être âgé de moins de 34 ans. Il faut être également titulaire du certificat d’aptitude technique (CAT) obtenu dans les deux années suivant la sortie d’école. Une dernière condition qui souffre de quelques exceptions, en cas de diplôme ou d’expérience probante, comme ancien des forces spéciales ou démineur, dispensant donc de l’obtention du CAT.

Tous les ans, ils sont entre 160 et 200 hommes et femmes à répondre à l’appel à candidature lancé en début d’année. “Il faut s’entraîner en conditions réelles, en enchaînant les exercices”, conseille le chef d’escadron C., responsable de la formation. Il ne s’agit pas de savoir faire le nombre de pompes demandées, mais d’y arriver après avoir fait les tractions, par exemple. La préparation physique doit donc être complète.

Lire aussi sur L’Essor: Les sept conseils de Philippe B., ancien du GIGN, pour intégrer la prestigieuse unité

Le stage de sélection

Photo d'illustration (GIGN).
Photo d’illustration (GIGN).

En une semaine, les exercices s’enchaînent. Le programme est impressionnant. En matière de course, les candidats doivent effectuer en moins d’une heure un parcours de huit kilomètres en treillis et sac à dos lesté, un parcours du combattant, un parcours de nuit et un parcours dans la nature.

Différentes épreuves sont programmées pour tester la forme des candidats : tractions, pompes, abdominaux, montée de corde. Le groupe prévoit également une série de tests autour de la hauteur : test des troupes aéroportées, piste d’audace, escalade et aisance aérienne. Trois épreuves de natation sont également prévues : cent mètres nage libre, cinquante mètres pieds et poings liés, et cinquante mètres en apnée. Enfin, la semaine se conclut par le test d’agressivité, des entretiens individuels et des mises en situation opérationnelle.

Lire aussi sur L’Essor: Le GIGN dévoile ses capacités à Eurosatory (vidéo)

Le stage probatoire

Photo d'illustration (GIGN).
Photo d’illustration (GIGN).

Entre 50 et 60 gendarmes sont alors retenus pour le stage probatoire de neuf semaines. “Les candidats doivent savoir ce qu’ils veulent, prévient le chef d’escadron C.. Au-delà des tests physiques, nous recherchons un état d’esprit collectif et la volonté d’aller jusqu’au bout.” En clair, des athlètes bien entraînés finissent pourtant par craquer quand ils sont mis sous pression.

Ce stage probatoire débute au mois d’octobre pour se terminer à Noël. Il commence désormais par une semaine d’aguerrissement, mise en place à la suite de la suspension du service militaire. “Il faut arriver en bonne santé pour tenir dans la durée car tout va très vite durant ces neuf semaines“, note le membre du GIGN. Une blessure mal soignée pourrait par exemple s’infecter et ruiner une tentative.

Les candidats vont retrouver au cours de ce stage les épreuves déjà rencontrées à la semaine de sélection. Ils vont également avoir droit à des entraînements centrés sur le combat militaire et la préparation de mission. Surtout, ces neuf semaines vont tester les limites des candidats, soumis à une fatigue intense, au froid et à l’humidité.

La formation

Le drapeau du GIGN (M.G/ L’Essor).

La vingtaine de militaires retenus à l’issue du stage probatoire intègrent alors le stage de formation du GIGN qui va se dérouler sur onze mois. En principe, tous les gendarmes sélectionnés à ce stade sont voués à devenir membres du GIGN. Une réorientation est cependant toujours possible, même si elle est rarissime dans les faits. La délivrance du brevet, en décembre, marque l’intégration des impétrants candidats dans la prestigieuse unité.

Quant aux candidats malheureux, ils peuvent retenter leur chance. Il n’y a en effet pas de nombre limité de candidature. Des membres du GIGN ont ainsi réussi à intégrer l’unité à leur troisième tentative. Les instructeurs n’hésiteront cependant pas à expliquer à un candidat persévérant mais au profil inadapté qu’il ferait mieux de réfléchir à une autre orientation.

Gabriel Thierry.

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5 Commentaires

  1. Un futur ops

    Des héros

    • Naoned 46

      Sans doute mais cette unité a malheureusement sa réputation ternie par des frondes régulières qui font douter de son état d’esprit
      Pendant ce temps le raid qui ne dit mot poursuit sa route

  2. Futur ops

    Des héros dans ce monde où les valeurs les plus humaines se perdent

  3. Philippe Carol

    Bonjour,
    Ouille ouille, je confirme que la sélection n’est pas faite pour les faibles d’esprit comme faible de corps. Le brevet du GIGN est un insigne de prestige qui est TRÈS DUR à mérité.
    Ayant était militaire Parachutiste au 9ème et 1er RCP, j’ai effectué l’entraînement des TAP pour m’y engagé et y rester et croyez moi, déjà l’entraînement des forces TAP n’est pas non plus faite pour les faibles, faire un 8 Kil TAP n’est déjà pas donner à n’importe qui, mais alors par contre, il est absolument vrai que la sélection pour rentrer au GIGN n’est pas du tout de “la tarte” (autant pour moi pour le terme , mais. …..vrai de chez vrai ).
    J’ai eu l’occasion de les voir à l’entraînement et, je peux vous certifié que le dépassement de soi n’est pas un vain mot au GIGN.
    Dans les forces spéciales comme dans certains corps militaires (commando marine, commando Kieffer, etc… le brevet n’est pas non plus un “cadeau ” mais en ce qui concerne GIGN, ils demandent en plus de toutes ces conditions physique, des conditions psychologie plus hautes que beaucoup d’autres unités d’élites.
    Dans les années 87-88 moi et mes frères d’armes avons eu l’honneur lors d’une visite de pouvoir poser des questions à un ancien du GIGN bien connu, le Capitaine Paul Barril et, il nous a raconté quelques unes de ces “anecdotes ” bien “corsées “. Et depuis ce jour là, il est vrai que j’ai une admiration et un respect total pour ces hommes hors du commun.
    Si toutes les forces de l’ordre en France étaient à la hauteur du GIGN, la France serait le pays le plus sécurisé et le plus sur du monde, cela ne fait aucun doute.
    Merci et respect à vous Messieurs du GIGN, vous êtes l’honneur de la France. ( Et je dis cela sans intention de vous “cirer les pompes ” mais parce que c’est l’entière vérité).
    Cordialement, Paramicalement,
    Philippe Carol.

  4. casimir

    Quand on voit sur les chaînes racoleuse des reportages mythos…sur les PSIG, on se demande à quoi ça sert dorénavant le Groupe !!!
    🤣🤣

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