mardi 13 avril 2021
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François Maquinghen est également maréchal des logis-chef à la BMO de Boulogne-sur-Mer. (Crédit-photo : DR)
François Maquinghen est également maréchal des logis-chef à la BMO de Boulogne-sur-Mer. (Crédit-photo : DR)

François Maquinghen: un destin sur deux-roues

Passionné de moto, François Maquinghen a pu en faire son métier et devenir motocycliste de la Gendarmerie nationale. Derrière l’uniforme se cache un compétiteur qui n’a pas froid aux yeux.

Difficile de le voir ailleurs que sur un deux-roues! Au travail comme dans la vie de tous jours, François Maquinghen a la particularité de ne jamais descendre de moto. Ou presque. “La moto, c’est à la fois mon outil de travail et mon véhicule personnel ”, sourit-il. Bien évidemment, sa femme est également une fan absolue de moto. D’ailleurs, pour leur voyage de noces, c’est à deux-roues qu’ils ont réalisé un rallye de dix jours dans le désert marocain! La moto est le trait d’union parfait entre son métier de gendarme motocycliste et sa passion. Au quotidien, il mesure “la chance d’avoir fait d’une passion un métier“, estime-t-il. Mais comment pouvait-il en être autrement? “Depuis l’âge de 12 ans, je suis sur une deux-roues. Mobylette, mini-moto… j’ai tout testé. Devenir motard était tellement naturel pour moi. ” Embrasser une carrière de gendarme s’est donc imposé comme une évidence.

A Fontainebleau, la meilleure formation

Après un service militaire en tant que gendarme adjoint volontaire à Fontainebleau en 1988, François Maquinghen intègre l’école de gendarmerie de Montluçon. En 1990, il est sélectionné comme motocycliste pour un stage qui ne fait que confirmer sa vocation. Implanté sur le site de l’école de gendarmerie de Fontainebleau, le Centre national de formation à la sécurité routière (CNFSR) rassemble depuis plus d’un demi-siècle les meilleurs pilotes de la Gendarmerie. Chaque année, des délégations étrangères y prennent leurs quartiers pour quelques jours, afin de bénéficier de la “french touch” et de l’expertise du CNFSR.

Des débuts à la BMo de Rouen

En se replongeant dans ce passé glorieux, François Maquinghen garde des étoiles dans les yeux. “Quand on a la chance de passer par Fontainebleau et qu’on réussit, on se dit que derrière, on va pouvoir faire de la moto matin, midi et soir. A la sortie, j’ai pu intégrer la brigade motorisée (BMo) de Rouen. C’était merveilleux.” Jamais avare de comparaisons mais toujours dans un discours empreint d’une grande humilité, il compare volontiers son quotidien de gendarme motocycliste à celui “d’un footballeur qui a pu signer dans un des plus grands clubs du monde”.

François Maquinghen a participé à cinq reprises à l’Enduropale, l’une des plus grandes épreuves de course de sable en Europe. (Crédit-photo : DR).
François Maquinghen a participé à cinq reprises à l’Enduropale, l’une des plus grandes épreuves de course de sable en Europe. (Photo: DR).

L’Euduropale: un rêve

Dès la fin des années 1990, il rejoint la BMo de Boulogne-sur-mer basée à Isque, où son rayon d’activité s’étend sur l’A16, de Calais à Etaples. Le Nord-Pas-de-Calais, c’est aussi une terre de moto-cross avec ses nombreux circuits (Cassel, Berck, Loon-Plage) plébiscités par les pilotes les plus chevronnés. Une aubaine pour François Maquinghen, qui peut enfin mettre à l’épreuve son esprit de compétiteur sur un autre terrain que le football.

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La côte d’Opale est surtout synonyme d’Enduropale, la plus célèbre course de moto-cross d’Europe. Une épreuve de sable de plus de trois heures, qui mêle quelques professionnels et plus d’un millier de motards surnommés “Les Poireaux”. François Maquinghen y assiste d’abord en tant que gendarme, pour sécuriser la course et l’accès au Touquet-Paris-Plage. Mais très vite, le virus de la compétition prend le dessus. “Cela faisait des années que j’assistais à la course dans le cadre de mon métier. Depuis tout petit, je rêvais de la disputer. Un jour, ma femme me dit : “Arrête de rêver, fais-le!”

Dans une équipe de la Police

Nous sommes en 2011. François Maquinghem se prépare comme jamais pour descendre dans l’arène de l’Enduropale et ressentir en tant que participant la pression de cette course qui rassemble en moyenne 300.000 spectateurs chaque année. Entre-temps, il intègre le team Batinor –le club motocycliste de la Police, surtout composé de policiers et de civils– qui lui apporte l’expérience et l’expertise de cette course. “En tant que motocycliste, il n’y a pas mieux que Le Touquet au niveau sportif.” S’en suivront quatre participations et une saison sur le Championnat de France des Sables, en 2012, où il disputera les plus grandes courses du pays.

Le summum reste la Gendarmerie

Si l’adrénaline est toujours au rendez-vous de la course mythique du Touquet, elle reste toutefois un cran en dessous de celle du quotidien d’un militaire. “Motocycliste dans la Gendarmerie reste le summum de la pratique à moto”, insiste-t-il. Chaque année, François Maquinghen continue de poser une semaine de vacances pour aider, depuis les stands, ses copains motards du team Batinor engagés sur l’Enduropale. Depuis 2015, il s’est mis au triathlon. Très engagé de la section Côte d’Opale du CSLG Nord-Pas-de-Calais, il cumule le rôle de participant et d’organisateur d’épreuves proposées par la Fédération des clubs de la Défense. Avec, toujours, cet état d’esprit de compétiteur qui le caractérise tant.

FS

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