mardi 18 mai 2021
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Elodie Clouvel a un objectif en tête : l'or olympique. (Crédit-photo : UPM)
Elodie Clouvel a un objectif en tête : l'or olympique. (Crédit-photo : UPM)

Elodie Clouvel, l’or en ligne de mire

Vice-championne olympique, Elodie Clouvel reste une sportive à part. Tout est réglé au détail près pour la conquête de l’or aux Jeux Olympiques (JO) de Tokyo.

Finalement, Elodie Clouvel, 32 ans, est l’ambassadrice idéale pour démontrer que les valeurs du sport et celles de la Gendarmerie ne font qu’un. Derrière cette championne, il y a tout d’abord un uniforme et un grade de lieutenant. Ensuite, il y a le pentathlon moderne – pistolet, course à pied, natation, équitation et escrime. Une discipline militaire de base, qui résonne en chaque gendarme. Entre la vice-championne olympique et l’Arme, le lien est naturel. “J’ai la Gendarmerie en moi. Cet uniforme, je le porte depuis 2012, il me tient à cœur”, explique-t-elle. Pour justifier son engagement, elle collectionne également des titres internationaux lors des compétitions civiles et militaires. Enfin, elle s’entraîne à la Garde républicaine, où l’adjudant-chef Cédric Maniglier lui dispense des leçons d’équitation dans le bois de Vincennes.

Une maniaque du détail

Elodie Clouvel, c’est aussi une athlète de caractère et d’une rigueur absolue pour parvenir à ses fins. Sa quête ultime: l’or olympique. Et rien n’est laissé au hasard. Avec les cinq disciplines que rassemble le pentathlon moderne, son entraînement s’apparente à un stage multisport. Mais ce n’est pas tout. Avec son compagnon, Valentin Belaud, également gendarme mais aussi champion du monde de la même discipline, elle sait s’entourer: une psychologue pour renforcer le mental, par exemple, mais aussi une professeure de danse pour mieux relâcher les mouvements. Au quotidien, Elodie Clouvel est une maniaque du détail. Elle ne débranche jamais. Son corps et sa tête travaillent constamment afin de trouver les clés qu’elle mettra ensuite en place à l’entraînement et lors des compétitions. Le pentathlon moderne, “c’est aussi une épreuve avec pas mal de rebondissements. Il faut aussi être solide mentalement, savoir se remettre en cause” . Et, pour atteindre le sommet, il faut être stratège, “car c’est comme une partie d’échecs”.

Elodie Clouvel, médaillée d'argent à Rio en pentathlon moderne. (Crédit-photo DR)
Elodie Clouvel, médaillée d’argent à Rio en pentathlon moderne. (Photo DR)

Un modèle de détermination

Derrière son sourire sur le podium olympique de Rio se cache une battante qui, justement, a su se nourrir de ses échecs. Nous sommes en 2008. Nageuse de haut niveau dans un premier temps, Elodie Clouvel est entraînée par l’emblématique Philippe Lucas, l’ancien coach de Laure Manaudou, dont le parcours l’inspire depuis toujours. Mais ses résultats ne lui permettent pas d’obtenir un billet pour les Jeux Olympiques de Pékin. Pas question d’abandonner pour autant le rêve qu’elle caresse depuis toujours. “Je décide de repartir de zéro, de tout remettre à plat” , détaille alors celle qui, dans son enfance, répondait: “Je veux être championne olympique” quand sa maîtresse lui demandait ce qu’elle voulait faire plus tard. Elodie Clouvel, c’est aussi un modèle de détermination et d’adaptation.

Lire aussi: Elodie Clouvel a fait sa rentrée internationale

A 19 ans, elle ne sait pas tenir un pistolet, ni manier une épée, mais répond pourtant à l’appel de la Fédération française de pentathlon moderne. “J’étais juste déjà montée à cheval, mais pas du tout au point de savoir le faire en haut niveau. J’ai dû tout apprendre, à part, bien entendu, la natation.” Le pari est fou: se qualifier pour les JO de 2012, en passant par une autre porte que la natation. Quatre ans plus tard, la voilà sur l’épreuve de pentathlon moderne où elle termine 31e. La performance est remarquable, eu égard au chemin parcouru. Mais le désir constant d’apprendre, d’avancer, “de se dépasser” est plus fort que tout.

Des remises en question

Lors des JO 2016, dans le célèbre stade du Maracanã, au Brésil, elle obtient une médaille d’argent et devient la première Française médaillée dans cette discipline. Mais, au-delà du résultat, Elodie Clouvel retient surtout un parcours. “La médaille olympique, c’est magnifique, mais je retiens surtout le chemin parcouru pour y arriver.” Ce chemin? “Ce sont des hauts et des bas, des ponts à traverser et des remises en question en permanence. Ma détermination, ma persévérance m’accompagnent au quotidien. Ce sport m’a beaucoup appris sur moi-même. Je ne lâche jamais. Quand on a un objectif, il faut s’accrocher, c’est ça le message à faire passer. Il faut repousser ses limites.”

Valentin Belaud et Elodie Clouvel espèrent former le couple en or à Tokyo. (Crédit-photo UPM)
Valentin Belaud et Elodie Clouvel espèrent former le couple en or à Tokyo. (Photo UPM)

Un couple en or à Tokyo avec Valentin Belaud ?

On connaît son prochain défi: le Graal olympique. A Tokyo, elle souhaite même former un couple en or avec son compagnon, Valentin Bellot, grand favori de l’épreuve masculine, avec qui elle partage un programme d’entraînement et de préparation à leur objectif commun. “On est tellement complémentaires. C’est une force de s’entraîner ensemble. On est habités par cet objectif: devenir champions olympiques”.  Au quotidien, ils bercent leur rêve d’ondes et de pensées positives, convaincus qu’ils participent à la création de leur propre vérité. “On y pense tout le temps, et cela ne nous fait pas peur.”  Réponse les 6 et 7 août à Tokyo!

Lire aussi: Le portrait d’Elodie Clouvel dans notre édition d’avril 2021

FS.

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