jeudi 1 octobre 2020
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Voiture de police incendiée, quai de Valmy (Photo d'illustration L'Essor).
Voiture de police incendiée, quai de Valmy (Photo d'illustration L'Essor).

Voiture de police brûlée : maintien en liberté pour deux suspects, trois autres en détention provisoire

La justice a ordonné jeudi le maintien en liberté de deux suspects et la confirmation ou le placement en détention provisoire de trois autres mis en examen pour l’attaque d’une voiture de police, incendiée alors que se trouvaient deux agents à l’intérieur, le 18 mai à Paris, a appris l’AFP de sources judiciaires.

La cour d’appel de Paris a notamment ordonné l’incarcération d’un des mis en examen, Antonin B., âgé de 21 ans, qui avait été remis en liberté par une précédente décision, suscitant la colère des syndicats de police. Elle a confirmé la détention provisoire de son frère cadet, Angel, 18 ans. Les deux autres mis en examen qui avaient été libérés, prénommés Bryan, 19 ans, et Leandro, 32 ans, ont vu leur contrôle judiciaire renforcé par la chambre de l’instruction, ont précisé des sources judiciaires.

Après une longue audience à huis clos, les décisions ont été accueillies dans les larmes de soulagement ou de tristesse par la trentaine de camarades venus soutenir leurs amis ou leurs familles. Un cinquième suspect, un Américain de 27 ans, avait été placé en détention provisoire un peu plus tôt par un juge des libertés et de la détention (JLD).

Tous sont mis en examen notamment pour tentative de meurtre sur policiers, destruction et violences en bande organisée. Ils reconnaissent leur présence sur les lieux mais contestent avoir pris part aux violences.

Les faits avaient eu lieu le 18 mai, près de la place de la République, en marge d’un rassemblement inédit à l’appel de syndicats de police contre la “haine anti-flics”. Des vidéos de la scène avaient tourné en boucle et provoqué une forte indignation.

Sur les images, plusieurs individus cagoulés attaquent tour à tour la voiture, l’un brisant une fenêtre, un autre frappant un policier à l’intérieur, un autre encore cassant la vitre arrière à l’aide d’un plot métallique. Enfin, un individu lance un fumigène allumé dans la voiture, provoquant un embrasement et forçant un policier et sa collègue, légèrement blessés, à en sortir.

Aucun des mis en examen n’est à ce stade soupçonné d’avoir lancé le fumigène. Les suspects ont été identifiés grâce à un témoignage anonyme. Mais celui-ci s’est avéré être celui d’un policier infiltré sur place, son nom apparaissant sur un procès-verbal par erreur.

Les avocats des mis en examen dénoncent une enquête déloyale et sans preuves.

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