mardi 29 septembre 2020
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Un syndicat de police réclame le bénéfice de la gratuité dans les trains

Environ 150 policiers du syndicat Alliance ont manifesté lundi devant le siège de la SNCF au nord de Paris pour réclamer la gratuité dans les trains au nom de leur contribution à la sécurité dans les transports.

“Dans les trains, il y a une manne d’agents armés hors-service (dans le cadre de l’état d’urgence, ndlr) à qui on pourrait demander de signaler leur présence aux contrôleurs et qui seraient en mesure d’intervenir en cas de besoin”, a expliqué Jean-Claude Delage, secrétaire général d’Alliance, lors d’un rassemblement devant le siège de la SNCF à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis).

C’est l’une des revendications actuellement négociées dans le cadre d’un plan de mesures gouvernementales destinées aux forces de l’ordre.

“La sécurité des Français passe par la mobilisation des policiers, et dans le contexte actuel, c’est bien ce que réclame la majorité de la population, à part quelques illuminés qui dénoncent sans arrêt les violences policières”, estime le patron du premier syndicat des gardiens de la paix, citant l’exemple de l’attentat manqué dans un Thalys l’été dernier.

Un alignement sur la situation des gendarmes ?

Il réclame “a minima un alignement sur la situation des gendarmes”, qui partagent avec les policiers la tutelle du ministère de l’Intérieur mais bénéficient de 75% de réduction sur les trains grandes lignes en raison de leur statut de militaires. Les policiers de Paris et des départements limitrophes disposent, eux, de la gratuité dans les transports en commun.

La direction de la SNCF n’a pas souhaité commenter cette revendication mais fait savoir que des discussions sont menées sur ce sujet avec le ministère de l’Intérieur. Le syndicat policier avait décidé cette mobilisation, faute de réponse à ses demandes de rencontrer le patron de la SNCF, Guillaume Pépy, pour évoquer les conditions de mise en place d’un telle mesure.

La manifestation s’inscrit dans le cadre plus large d’un cycle de concertations mené par le gouvernement avec les policiers et les gendarmes qui doit être finalisé début avril. Lancé en novembre, il fait suite aux promesse du président de la République formulées suite aux manifestions de colère menées en octobre peu après une fusillade où un policier avait été grièvement blessé en Seine-Saint-Denis par un braqueur en cavale. François Hollande avait alors promis de renforcer les moyens des forces de l’ordre, de revoir leurs rythmes de travail et de poursuivre l’amélioration des carrières.

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