vendredi 25 septembre 2020
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Photo d'illustration : palais de justice d'Alençon
Photo d'illustration (S.D L'Essor).

Var : un Serbe avait réduit à l’état d’esclave un compatriote

Arrêté par les gendarmes de Draguignan, un homme de 31 ans a été mis en examen pour “traite d’être humain” et “actes de torture et de barbarie”. Il est soupçonné d’avoir humilié, maltraité et frappé un compatriote Serbe qu’il hébergeait chez lui, dans le Var, pendant plusieurs mois et dont il avait fait son esclave.

La victime, âgée d’une trentaine d’années et hébergée chez son tortionnaire présumé à Gonfaron depuis novembre 2015, avait “été réduite à l’état d’esclave“, a précisé à l’AFP le parquet de Draguignan, confirmant une information de France Bleu :

L’incrimination pour laquelle il est mis en examen est passible de la réclusion à perpétuité.

Selon les premiers éléments de l’enquête conduite par la compagnie de gendarmerie de Draguignan, la victime était maltraitée, parfois trop nourrie, parfois pas assez, humiliée en étant obligée de dormir sur le balcon ou en étant privé de sanitaires. Son bourreau présumé, un Franco- serbe, la frappait avec une batte de base-ball et un marteau, et utilisait également des pinces, mais aussi un cutter, un poing américain et des ciseaux, a précisé à l’Essor une source proche de l’enquête. Ses blessures lui ont valu 10 jours d’ITT.

Son souffre-douleur

Le suspect était un ami de la victime qu’il avait fait venir de  Serbie afin de l’aider dans son travail de poseur de fenêtres. Mais, mécontent de son travail et de son attitude, il en avait fait son souffre-douleur a encore précisé cette source proche du dossier.

Révulsée, c’est la femme du suspect qui a alerté la justice via des vidéos  et des photos qu’elle a adressées à une cousine en Suisse qui a elle même signalé l’affaire dans un commissariat parisien. Le parquet de Paris a alors saisi son homologue de Draguignan le 4 janvier.

A l’issue de sa garde à vue, l’auteur présumé des faits a été placé en détention provisoire. Il est également poursuivi pour extorsion de fonds, violences aggravées sur sa concubine et sur un enfant de 4 ans.

L’enquête a été conduite par la brigade autonome du Luc et la brigade de recherches de Draguignan avec le renfort du PSIG de Draguignan pour l’interpellation.

D.C avec AFP

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