samedi 23 mars 2019
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Michel Vialay (Photo Assemblée Nationale)

Un député veut autoriser le port d’arme permanent pour les forces de sécurité et les militaires y compris les retraités et les réservistes

Sa proposition a déjà suscité de nombreux commentaires sur les réseaux sociaux. Michel Vialay, un député (LR-Yvelines) a soumis à l’assemblée une proposition choc. (Texte intégral ci-dessous)

Il veut permettre, sur la base du volontariat, aux policiers, gendarmes et militaires, mais aussi douaniers, agents de la SUGE (SNCF) qu’ils soient actifs, retraités ou réservistes, “de détenir et porter en permanence une arme pour ceux qui le souhaitent, pour leur défense, celle de leur famille et d’autrui.”

Interrogé par L’Essor sur cette proposition, le parlementaire s’explique sur sa démarche soutenue par plusieurs autres députés.

Bien que membre de la commission du développement durable et de l’aménagement durable, le parlementaire qui a été maire de Mantes-la-Jolie, s’intéresse aussi aux questions de sécurité.

Précisant d’emblée que sa proposition n’a rien à voir avec les “Gilets jaunes“, Michel Vialay justifie cette proposition par “le risque terroriste encore très présent dans le pays et les cibles que représentent les membres des forces de l’ordre et les militaires  dans l’exercice de leur mission mais aussi dans leur vie quotidienne et dans leurs déplacements”. “Il faut que ces personnes puissent se défendre si elles sont attaquées en dehors de leur travail, car les policiers, gendarmes et militaires à la retraite restent des cibles privilégiées par des terroristes connaissant leur ancienne profession et doivent être en capacité de se défendre avec une arme personnelle”, estime t-il en rappellant que, depuis la vague d’attentats, les policiers et les gendarmes sont déjà autorisés à porter leur arme de service en dehors des heures de travail.

Autre argument, “Ils pourraient apporter leurs concours en cas d’événement dramatique”, avance également le député en citant comme exemple le Bataclan.

Evidemment, s’empresse de préciser Michel Vialay, ce  droit au port d’armes devra être strictement encadré avec des modalités bien précises comme l’entraînement régulier qui seront fixées par décret.

Les retraités et réservistes font partie intégrante du projet. “La proposition concerne tous ceux qui sont formés, dès lors qu’ils maintiennent un niveau de sécurité suffisant”  précise le parlementaire qui espère que son projet sera adopté.

Une proposition de loi d’un sénateur pour le port d’armes des forces de sécurité dans les lieux publics

Antérieurement à la proposition du député Vialay, le sénateur Jean Sol a soumis une proposition de loi pour permettre aux membres des forces de sécurité de porter leur arme dans les lieux publics comme les stades ou les salles de concert.

Le chapitre V du titre Ier du livre III du code de la sécurité intérieure est complété par un article L. 315-3 ainsi rédigé : « Art. L. 315-3 – Les agents de la police nationale et les militaires de la gendarmerie nationale peuvent faire usage de leurs armes dans les conditions et dans les cas prévus à l’article L. 435-1. À défaut d’être revêtus de leur uniforme ou des insignes extérieurs et apparents de leur qualité, ils peuvent en faire usage dans les cas prévus aux 1° et 5° du même article L. 435-1. « Le port de son arme en dehors des heures de service par un agent de la police nationale ou un militaire de la gendarmerie nationale figurant sur un portail national permettant de confirmer qu’il a cette qualité ne peut, en lui-même, lui être opposé pour l’empêcher d’accéder à un lieu ou un établissement ouvert au public. Seuls les agents et militaires ayant demandé leur inscription sur ce portail peuvent y figurer.

D.C

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10 Commentaires

  1. Je suis d’accord seulement pour les gendarmes et les policiers en Activités personne d’autre
    ce n’est pas la solution, il faudrait être plus sévère vs les Fichés et les délinquants

    • Clausse david

      Bonjour ancien militaire des forces spéciales ,j’ai été recruté par la gendarmerie nationale pour intégrer la réserve opérationnelle.
      Lors de renforcement en brigade je suis intervenu sur des situations où l’actif n’avais pas plus le réflexe des fondamentaux qu’un réservistes.
      Donc lors d’une situation gravissime , l’auteur face a vous ne fera aucune différence entre un actif et un réserviste .
      Donc voilà mon désaccord avec votre réponse.
      Bien à vous… cordialement..

      • Bonjour, 21 ans de gendarmerie(entrainement quasi permanent avec le GIGN) et 23 ans à la sécurité- OTAN- j inclus dans cette période 5 années à la réserve opérationnelle de la Gendarmerie)
        je vous rejoins et confirme votre réponse- En renfort d Unité de nuit, accompagné
        de 2 actifs et lors d une arrestation musclée de 2 délinquants armés- j ai eu la preuve que même armé l actif, le réserviste, ou, le retraité de L Arme, le courage et le dévouement pour servir n appartiennent pas systématiquement à chacun
        Un hommage à notre frère d Arme Arnaud BELTRAME

  2. Donnez déjà l’arme aux gendarmes adjoints avant les réservistes.
    Ils doivent la poser lorsqu’ils vont manger entre 12 et 14h !
    Aberrant..

  3. Une idée qui s’inspire peut être de la thèse objet du mémoire d’un officier supérieur de gendarmerie présenté au CID en 2017 : https://www.armes-ufa.com/IMG/pdf/ga_501_octobre_17_these_non_conformiste_n.pdf.

    Les actifs disposent déjà de la possibilité de porter, hors le temps du service, leur arme de dotation et expriment des difficultés de sa dissimulation ainsi que d’accès en certains lieux dont ils se font refouler du fait du port de l’arme !
    Ces éléments et d’autres considérations individuelles n’incitent pas tous les gendarmes à porter leur arme hors service.

    Consécutivement, on doit pouvoir envisager que la proposition ne rencontre pas un plus grand succès auprès des retraités.
    Desquels s’agit il, de tous sans limite d’âge où uniquement de ceux qui seront partis depuis les années d’émergence du terrorisme ?

    Des citoyens qui devront acquérir une arme, si possible à port discret, être médicalement apte et suivre un
    entrainement adapté.
    Lesquels ne sont déjà pas légion au sein de la population au sein de laquelle les tireurs sportifs ne sont déjà pas légion.

  4. Comme en ISRAEL,mais ce pays est en guerre permanente avec le terrorisme,donc l’idée n’est pas si mauvaise,mais il faudra une limite gauche et une limite droite

  5. Daniel Chollet

    Autant créé un second amendement comme aux States ainsi nous serons tous égaux comme disait Mr Colt !

  6. L’idée reste bonne. Cela dit, je ne suis pas pour le port d’arme permanent pour les réservistes. Le recrutement n’est assez sévère pour prendre un tel risque. L’actualité en est la preuve notamment dans un article de l’Essor.

  7. Patrick Contreras

    Quand on voit le peu de cartouches grillées pour l’entrainement , le peu d’instruction dispensé quant au
    droit d’usage des armes , je me dit qu’il vaut mieux laisser faire les actives.

  8. Blanchard Robert

    Bonjour, retraité depuis 15 ans de la Gendarmerie Mobile,j’avais une arme de dotation; pour en avoir une maintenant il me faudrait en acheter une , m’inscrire à un club de tir et bien entendu acheter mes cartouches. Ma retraite déjà impactée par la C.S.G, non revalorisation et autres se verrait encore plus diminuée; pourquoi pas une prise en charge par l’état de cette nouvelle forme de “réserve opérationnelle”qui,je le pense serait agréée par une grande partie “saine” de la population, avec évaluation de la valeur intrinsèque de la personne proposée.

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