mercredi 3 juin 2020
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Photo d'illustration (S.D/L'Essor).
Photo d'illustration (S.D/L'Essor).

Un couple de Parisiens en infraction au confinement renvoyé du Finistère après un contrôle de Gendarmerie

Des habitants de région parisienne ont été verbalisés par les gendarmes du Finistère le week-end du 18 avril 2020 pour non-respect du confinement. Ils ont également été renvoyés de Bretagne où ils occupaient une maison malgré l’interdiction des locations saisonnières.

La Bretagne, une terre d’accueil? L’adage, souvent entendu, ne semble plus faire écho depuis le début du confinement lié à la crise du coronavirus. Ce couple de Parisiens en a d’ailleurs fait les frais. Après un premier séjour dans les Côtes d’Armor qui a tourné court suite à des dégradations commises sur leur véhicule, ils décident de prendre une autre location. Cette fois dans le Finistère. Mais c’était sans compter sur les gendarmes bretons qui, en application des directives préfectorales, ont épinglé le couple. Le motif? Leur présence au sein d’une location saisonnière, pourtant interdite dans le cadre des mesures de confinement.

L’homme, âgé d’une cinquantaine d’années et sa compagne, d’environ 35 ans, ont ainsi écopé chacun d’une amende de 135 euros. Ils ont également dû faire leurs valises. La propriétaire du logement loué aux franciliens a elle aussi été verbalisée.

“Pourquoi moi et pas eux ?!”, l’alerte d’un riverain verbalisé

Selon l’Agence France-Presse, c’est un signalement qui a mis les gendarmes sur la piste des Parisiens. Alors qu’ils verbalisaient un riverain, également en infraction sur la plage de Plougasnou, ce dernier les aurait informé de l’arrivée de vacanciers dans une maison, connue pour être une location saisonnière. Contrairement aux dernières semaines, ses volets seraient en effet ouverts.

D’autres enquêtes en cours pour les gendarmes du Finistère

Comme ce couple de Parisiens, d’autres familles venues de différentes régions ont également fait l’objet de poursuites dans le Finistère. Interrogé par Ouest-France, le chef d’escadron Vincent Marescaux, à la tête de la compagnie de Gendarmerie de Quimper, explique le travail des enquêteurs. Grâce à des incohérences dans leur discours et des indicateurs dont il tient à garder le secret, ses militaires parviennent aisément à déterminer la date d’arrivée des personnes.

Lire aussi: Le délicat contrôle du confinement par les gendarmes

Déjà le 17 avril, les gendarmes du Finistère avaient rappelé les règles en publiant l’arrêté préfectoral sur leur page Facebook. Affirmant alors que d’autres enquêtes étaient en cours, ils lançaient également un avertissement aux bailleurs en rappelant que les locations à vocation touristiques sont formellement interdites.

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5 Commentaires

  1. Fred

    Pour l’exemple, on va dire…

    Avec la géolocalisation, nous connaissons l’ampleur du phénomène:
    https://www.lesechos.fr/tech-medias/hightech/coronavirus-la-geolocalisation-des-telephones-confirme-lexode-de-parisiens-1189565

    Un état de fait qui est observé dans toutes les grandes villes et dans tous les pays. Une petite saillie sur nos parigots:
    https://www.causeur.fr/paris-corona-covid-province-bobo-174416

  2. p.h

    A la rédaction de l essor, ce n’est pas exact.

    • alain dumait

      Qu’est-ce qui n’est pas exact ?…

      • p.h

        Les gendarmes n’ont pas renvoyé les gens chez eux.

        • alain dumait

          Merci ! à va rectifier ! (A DUMAIT)

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