samedi 24 octobre 2020
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Justice (Photo Matthieu GUYOT/Essor)
(Photo/MG/Essor).

Trois trafiquants de cannabis condamnés à de la prison ferme

Trois personnes, dont la remise en liberté par des juges début février avait provoqué la colère des policiers, ont été condamnées mercredi à des peines allant de 9 à 18 mois de prison ferme pour trafic de cannabis. Quatre autres ont écopé de peines de sursis. La procureure du tribunal d’Evry avait requis des peines d’un à deux ans ferme pour cinq d’entre eux.

Les premiers faits remontent à mai 2012 lorsque des habitants des Ulis (Essonne) informent la Police qu’un trafic de stupéfiants a lieu dans leur résidence. Selon les riverains, des jeunes ont ouvert un point de vente de cannabis sous un porche et vendent de la drogue tous les jours de 14h à 19h. Après plusieurs mois de surveillance, d’écoutes téléphoniques et de recueil de témoignages, les policiers arrêtent sept personnes et trouvent au domicile de l’une d’elles des résidus de cannabis, des sachets de conditionnement, des gants en latex, plusieurs balances et un appareil thermo-soudeur. Environ 750 g d’herbe et de résine de cannabis sont découverts.

Les cinq prévenus présents lors de l’audience ont nié la plupart des faits ou minimisé l’importance de leur implication dans le trafic, se contentant souvent de répondre “je ne sais pas”, “je ne suis pas au courant”, “je ne me rappelle plus” aux questions des juges et contredisant leurs déclarations faites en garde à vue. L’un des prévenus, perçu par l’accusation comme celui qui dirigeait toute l’organisation, a simplement reconnu agir d’intermédiaire “de temps en temps”. “Ça m’arrive de décompresser sur un joint pour passer un bon moment (…) mais je ne suis pas un trafiquant quand même”, a-t-il déclaré. Il a reçu la peine la plus lourde: 18 mois de prison ferme. Un autre, un ancien employé de banque de 44 ans, a toutefois avoué acheter du cannabis plusieurs fois par semaine pour un montant de 300 ou 400 euros par mois. Ce dossier avait provoqué la colère des policiers chargés de l’enquête, lorsque les juges, en renvoyant l’affaire, avaient libéré cinq des accusés et placé deux autres sous contrôle judiciaire.

Le soir du renvoi, plusieurs proches des prévenus étaient venus narguer les policiers devant le commissariat, insultant les fonctionnaires et faisant des doigts d’honneur.

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