mercredi 11 décembre 2019
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Deux hélicoptères Tigre. Ils disposent, de jour comme de nuit, d’une précision de destruction de cible inégalée. A 1km, de jour comme de nuit, une rafale de 10 obus de 30 mm touchera à coup sûr sa cible. Crédit : Sirpa Terre.
Deux hélicoptères Tigre. Ils disposent, de jour comme de nuit, d’une précision de destruction de cible inégalée. A 1km, de jour comme de nuit, une rafale de 10 obus de 30 mm touchera à coup sûr sa cible. Crédit : Sirpa Terre.

Treize militaires français tués dans un accident d’hélicoptères au Mali (actualisé)

Treize militaires français sont morts lundi soir 25 novembre au Mali dans l’accident de leurs deux hélicoptères. L’annonce de ce drame vient d’être faite “avec une profonde tristesse” par le Président de la République. Emmanuel Macron précise que cet accident a eu lieu “lors d’une opération de combat contre des djihadistes”.

Ce bilan dépasse donc celui de l’embuscade d’Uzbin en Afghanistan (août 2008). Dix soldats français avaient alors été tués par les talibans. Cet accident au Mali constitue aussi le plus lourd bilan de ces 36 dernières années lors d’une opération extérieure de l’armée française. Le 23 octobre 1983, 58 parachutistes français avaient tués dans un attentat à la bombe contre l’immeuble Drakkar à Beyrouth.

Selon le Président de la République, les treize militaires tués appartiennent à l’armée de Terre: six officiers, six sous-officiers, et un caporal-chef. Ils sont “tombés en opération et morts pour la France dans le dur combat contre le terrorisme au Sahel“. Sept victimes proviennent du 5e régiment d’hélicoptères de combat (RHC) de Pau, quatre du 4e régiment de chasseurs (RCH) de Gap, une du 93e régiment d’artillerie de montagne (RAM) de Varces et une du 2e régiment étranger de génie de Saint Christol.

Lire aussi sur L’Essor: Un médecin militaire mort au combat au Mali

Collision à basse altitude

Une collision entre les deux aéronefs – un hélicoptère d’attaque Tigre et un hélicoptère de manoeuvre transport Cougar – a provoqué l’explosion des deux appareils. Ceux-ci volaient à basse altitude dans la nuit noire pour appuyer des commandos de la force Barkhane dans la région du Liptako (sud-est malien). Cette région située au sud de la route Gao-Menaka se trouve à proximité des frontières avec le Burkina Faso et le Niger. Les commandos poursuivaient des combattants de l’Etat islamique au Grand Sahara qui se déplaçaient en pick-up et sur des motos.

Les deux équipages avaient déjà été engagés sur le théâtre malien. Les avions et les hélicoptères des armées ne sont pas équipés de systèmes anti-collisions, comme les appareils civils. Les aéronefs militaires sont en effet appelés à évoluer à des distances de sécurité inférieures de celles des avions civiles.

Pas d’enquête judiciaire

Les corps des treize victimes ont été acheminés vers Bamako, la capitale malienne. Les boites noires des deux hélicoptères ont été récupérée. Une enquête technique a été confiée au Bureau enquêtes accidents défense (BEAD). Il ne devrait pas y avoir d’enquête judiciaire, l’accident s’étant produit lors d’une opération de combat.

Le capitaine (R) Renaud Ramillon-Deffarges, président de la fédération nationale des réservistes opérationnels et citoyens de la gendarmerie (Anorgend, les administrateurs et les cadres nationaux et territoriaux ont appris “avec une infinie tristesse” le décès ce lundi 25 novembre au Mali de treize militaires français. Ils adressent “leurs sincères condoléances aux familles et aux proches des militaires, et assurent à leurs frères d’armes de leur entier soutien”.

L’Union nationale des combattants (UNC)  “s’incline respectueusement devant la mémoire de ces soldats qui n’hésitent pas à sacrifier leur vie au service de notre patrie, dans la lutte contre le terrorisme djihadiste”. L’UNC “s’associe au deuil de l’armée de Terre et partage la douleur des familles”.

Voici la liste des treize militaires tués:

Le capitaine Nicolas Mégard (5e RHC)

Le capitaine Benjamin Gireud (5e RHC)

Le capitaine Clément Frison-Roche (5e RHC)

Le lieutenant Alex Morisse (5e RHC)

Le lieutenant Pierre Bockel (5e RHC)

L’adjudant-chef Julien Carette (5e RHC)

Le brigadier-chef Romain Salles de Saint-Paul (5e RHC)

Le capitaine Romain Chomel de Jarnieu (4e RCH)

Le maréchal des logis-chef Alexandre Protin (4e RCH)

Le maréchal des logis Antoine Serre (4e RCH)

Le maréchal des logis Valentin Duval (4e RCH)

Le maréchal des logis-chef Jérémy Leusie (93e RAM)

Le sergent-chef Andreï Jouk  (2e REG)

PMG 

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2 Commentaires

  1. PONTE

    Condoléances les plus sincères à toutes ses familles On pense très fort à nos soldats qui se battent pour la France

  2. d'eimar de jabrun benoit

    Tristesse mais hommage à nos valeureux cadres de l’Armée qui se sont sacrifiés pour le Pays. Nos pensées aux familles

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