mercredi 30 septembre 2020
Accueil / Société / Homicide d’une nonagénaire à Toulouse : un ex-gendarme devant les assises
Le procès d'un ancien gendarme accusé d'avoir porté des coups mortels à une nonagénaire pour lui voler ses bijoux, a débuté lundi matin devant la cour d'assises de la Haute-Garonne, en présence du principal témoin à charge. L'ex-gendarme a de nouveau clamé son innocence.

Homicide d’une nonagénaire à Toulouse : un ex-gendarme devant les assises

Interrogé à l’ouverture des débats, Daniel Bedos, 56 ans, a de nouveau nié toute implication dans cet homicide crapuleux: “Monsieur le Président, la réponse à votre question, je la donne depuis trois ans et demi. Trois ans et demi que je clame mon innocence”. “Avec tout le respect que je vous dois, je n’ai rien à faire dans ce box”, a ajouté Daniel Bedos, crâne dégarni et lunettes de vue posées sur le bout du nez.

La victime avait succombé le lendemain de son agression

Depuis son arrestation peu de temps après les faits, Daniel Bedos dément catégoriquement s’être introduit chez Suzanne Blanc le 18 août 2010 à Toulouse. Le lendemain de l’agression, la victime, qui était encore autonome malgré ses 97 ans, avait été retrouvée gisant au sol, le visage tuméfié mais encore en vie.

Elle succombait le jour suivant à un “traumatisme cranio-facial grave”. Des bijoux avaient disparu de son domicile et c’est en remontant leur piste, dans un magasin d’achat-vente, que les enquêteurs ont identifié Daniel Bedos. Le lendemain de l’agression, celui-ci – formellement reconnu par l’employé du Cash Converters – avait mis en vente des bijoux appartenant à Mme Blanc pour 1.231 euros.

Arrêté et écroué, l’ancien gendarme reconnaissait s’être trouvé en leur possession mais niait catégoriquement avoir commis le vol, désignant une vague connaissance fréquentant un bar de son quartier comme l’auteur de l’agression. Ce dernier, déjà condamné pour homicide, avait suscité la curiosité des enquêteurs qui devaient finalement le mettre hors de cause.

Le verdict attendu mercredi

Restent Daniel Bedos et ses dénégations face au témoignage à charge de son ex-compagne qui assure avoir recueilli les aveux de l’ancien gendarme au sujet du crime. L’absence d’Yvette Declerck devant la cour d’assises, début novembre, avait conduit la cour à renvoyer le procès. Ses déclarations, lors de ce procès dont le verdict est attendu mercredi, seront cruciales.

Lundi matin, la cour procédait à l’examen de personnalité de l’accusé, décrit comme narcissique et égocentrique. Issu d’un milieu modeste, il passe une enfance sans histoires à Toulouse. Il entre dans la Gendarmerie en 1978 et y obtient le statut d’OPJ. Il effectue l’essentiel de sa carrière en Haute-Garonne et quitte la Gendarmerie en 1992, en pré-retraite.

Il exerce alors différents métiers avant de partir pendant plus de deux ans en Asie, au Cambodge notamment. Interrogé sur sa famille, l’accusé a expliqué avoir “toujours été le vilain petit canard”. “Mes parents ne m’ont jamais porté d’amour (…) Je n’ai pas de sentiments pour ma famille, mes parents n’en ayant pas eu pour moi depuis 1956”, a-t-il dit, en référence à l’année de sa naissance.

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Un commentaire

  1. blues

    Daniel Bedos a ete manipule par Declerk yvette tout au long de sa relation avec elle ….ma mere

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