dimanche 25 octobre 2020
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Tir par erreur sur une voiture à Carcassonne : une information judiciaire ouverte

Le parquet de Carcassonne a ouvert une information judiciaire et a saisi un juge d’instruction pour enquêter sur les coups de feu tirés par un policier fin février contre une voiture conduite par une femme prise par erreur pour un malfaiteur évadé, a-t-on appris mardi auprès du procureur Antoine Leroy.

Le procureur, qui avait demandé un rapport à l’inspection générale de la Police nationale (IGPN) pour vérifier si le policier incriminé avait fait usage de son arme de service “conformément à la réglementation en vigueur”, n’a pas commenté le contenu de ce rapport. Il s’est contenté dans un communiqué d’évoquer “des explications crédibles du fonctionnaire de Police” et “le choc non moins évident” de la victime, Mme Horia Ankour. Cependant, en saisissant un juge, le procureur estime nécessaire de mener des investigations complémentaires pour faire la lumière sur cette affaire, qui avait conduit Mme Horia à déposer plainte entre les mains du procureur le 1er mars pour “violences avec arme sans interruption temporaire de travail” et “dégradations” de son véhicule.

Le juge d’instruction de Carcassonne Luc Dier “analysera le dossier en droit, procèdera aux vérifications et aux auditions qui lui paraitront opportunes en complément de l’enquête préliminaire déjà diligentée par le parquet de Carcassonne”, souligne ainsi M. Leroy.

Un policier avait tiré huit coups de feu vers la voiture, dont six avaient atteint leur but. La conductrice  avait accéléré en voyant un homme sans brassard de Police pointer une arme vers elle. Le policier avait confondu son véhicule avec celui, identique, dans lequel venait d’être repéré dans le même secteur un malfaiteur évadé du centre hospitalier de Béziers (Hérault) en septembre 2012.

Cet homme, Manuel Soulès, 28 ans, s’est rendu à la Police de Carcassonne dans la nuit du 3 au 4 mars. L’évadé, qui a déjà passé cinq ans en prison, doit purger une nouvelle peine de deux ans de prison prononcée en 2012 pour une série de cambriolages, et doit être jugé mercredi pour “récidive d’évasion”.

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