vendredi 22 janvier 2021
Accueil / Société / Techouva, troisième livre et premier roman de l’ancien para devenu commissaire général de police
Frédéric Lauze lors de sa prise de fonction ( Photo DDSP 95)

Techouva, troisième livre et premier roman de l’ancien para devenu commissaire général de police

Frédéric Lauze est un policier au parcours très atypique et un exemple d’ascenseur social. Titulaire d’un CAP de garçon de café, adolescent turbulent, il aurait pu “mal tourner” comme il l’a écrit dans un précédent ouvrage  “Entre deux feux : une volonté face au destin ». (*)

Frédéric Lauze a débuté garçon de café et est aujourd’hui commissaire général de police et contrôleur général dans le Val d’Oise ( Photo DDSP 95)

Mais les paras sont passés par là et vont changer sa vie. Un peu plus d’un au 1er Régiment de chasseurs parachutistes ( RCP) et un séjour au Liban juste après l’épisode tragique du Drakkar ainsi que la découverte d’Israël ont transformé le jeune para fougueux en adulte.

Une fois le béret amarante rangé, le jeune Niçois rattrape le temps perdu avec une soif d’apprendre impressionnante.

Capacité en droit, licence en doit, maîtrise de droit et de sciences-politiques puis école nationale supérieure de police de Saint-Cyr au Mont d’Or : l’école des commissaires de Police.

Débute alors un parcours aussi riche que varié dans la grande maison. Commissaire de  sécurité publique dans une  banlieue parisienne  difficile, chargé d’études à la direction centrale de la sécurité publique, commissaire central de Nice, directeur des renseignements généraux aux Antilles Guyane puis dans le Var, il a ensuite été choisi pour être le conseiller sécurité de François Fillon alors premier ministre. Il y restera cinq  ans.

Il a été ensuite le premier médiateur interne de la Police nationale après avoir créé le poste. Nommé au grade sommital de commissaire général de police, il est directeur départemental de la sécurité publique du Val d’Oise.

Son troisième ouvrage

Mais ce n’est pas le policier qui vient d’écrire son troisième livre. Mais l’homme, féru d’écriture, humaniste et qui ne cesse de s’interroger sur la vie.  Téchouva, paru le 5 septembre aux éditions L’Harmattan est un roman “riche en émotions” selon ses mots et à mille lieux de ses deux précédents ouvrages, tirés de sa vie.

Frédéric Lauze, directeur départemental de la sécurité publique est un ancien engagé parachutiste, ancien casque bleu et notamment titulaire de la croix du combattant, du titre de reconnaissance de la nation, et de la médaille d’outre-mer ( Photo DDSP 95).

“Ayant le synopsis en lui depuis deux ou trois ans” il a écrit cet ouvrage en six mois. “Je voulais écrire quelque chose de fort en engagement et faire passer des messages de fraternité, au travers de mon personnage principal qui est à l’orée de sa vie”, détaille Frédéric Lauze dans Le Parisien.

Divisé en trois parties, Téchouva retrace la vie de Pierre et son père Louis. Un retour sur son histoire pour mieux comprendre son attitude présente. “Dans la religion juive, Téchouva signifie un retour en arrière et ici, c’est un retour en arrière avant qu’il ne soit trop tard” précise Frédéric Lauze qui s’est passionné pour Israël lors des permissions pendant son séjour comme casque bleu au Liban.

L’histoire se déroule en 2013, à Nice, sur la Côte d’Azur, la ville de l’auteur qu’il connaît comme sa poche pour y avoir vécu et dont il a dirigé la police.

Pierre, professeur de philosophie au lycée, n’a pas la vie dont il a rêvé. Divorcé de sa femme Anna, avec qui il a deux fils, il n’a pas pu accéder au titre de maître de conférences à l’université. Son bonheur quotidien, il le trouve auprès de ses amis et Louis, son père, dont il vit sous l’emprise.

Interview de Frédéric Lauze sur le thème de l’ascenseur social dans “Carrément Brunet” ( RMC) 

“Homme blessé ayant raté sa vie professionnelle”, cet ancien menuisier qui a érigé la défense des idéaux de gauche en seul mode de pensée acceptable, a toujours voulu le meilleur pour ses fils, Pierre et Jérôme, sans forcément bien s’y prendre.  Pourquoi son père est-il si dur et si renfermé ? Cache-t-il une blessure profonde ? L’une des clés de cette nostalgie inguérissable, un voyage en Turquie, qui le mène en Israël, en 1963. Téchouva prend alors tout son sens.” Mon objectif était aussi d’écrire un livre sur l’engagement et sur l’utopie.”
(*) Il a également écrit “Dépression légale”

Didier CHALUMEAU

Crowdfunding campaign banner

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Gratuit : la newsletter de "l'Essor"!

Recevez chaque semaine notre newsletter " Rue Bleue " :  articles inédits, veille sur la presse et infos pratiques

Votre inscription est réussie ! Pensez à confirmer cette inscription dans le mail que vous allez recevoir. Merci.