dimanche 21 juillet 2019
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Le Syndicat des cadres de la sécurité intérieure (SCSI - majoritaire chez les officiers de police) a appelé ses troupes à un "rassemblement" le jeudi 26 juin prochain à 12h30 devant la caserne Vérines, place de la République à Paris, où se trouve le centre national de recrutement de la Gendarmerie. Il entend réclamer "l'égalité" Police/Gendarmerie placées toutes les deux sous l'autorité du ministère de l'Intérieur.

Un syndicat policier appelle à “se rassembler” devant … une caserne de gendarmerie

Le Syndicat des cadres de la sécurité intérieure (SCSI – majoritaire chez les officiers de police) a appelé ses troupes à un “rassemblement” le jeudi 26 juin prochain devant une caserne de gendarmerie afin de réclamer “l’égalité” Police/Gendarmerie.

Le SCSI appelle les policiers “à se rassembler” jeudi de la semaine prochaine à 12h30 devant la caserne Vérines, place de la République à Paris, où se trouve le centre national de recrutement de la Gendarmerie. Il rendra public à cette occasion, selon lui, un “manifeste pour l’égalité” Police/Gendarmerie, dénonçant un “déroulement de carrières (…) inéquitable” entre les deux forces placées sous la coupe du ministère de l’Intérieur.

En finir avec une “dualité” Police/Gendarmerie

Il entend, selon ce “manifeste”, réclamer une seule “grande force de sécurité” afin de mettre fin à une “dualité” Police/Gendarmerie “fratricide et dispendieuse”.

Il dénonce une “concurrence” qui “conduit, par le coût supérieur de la gendarmerie et la multiplication des doublons, à une gabegie budgétaire”. Il rappelle enfin “avoir initié” une action “au niveau européen” afin que les gendarmes “obtiennent le droit de se syndiquer”.

En février 2014, le gouvernement avait fait savoir au Conseil de l’Europe qu’il y était opposé. L’instance européenne avait été saisie de ce cas, en juin 2013, par le Conseil européen des syndicats de police (CESP) auquel le SCSI est adhérent.

Les gendarmes, de statut militaire, n’ont pas le droit de se syndiquer – ce qu’avait rappelé avec fermeté le gouvernement au Conseil de l’Europe – contrairement aux policiers qui sont de statut civil.

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3 Commentaires

  1. Tigre

    Il faut bien avouer que la Police est bien positionnée en étant présente sur la majorité des zones les plus peuplées de France… Il reste donc à conquérir le territoire restant, des zones péri-urbaines, sub-urbaines et rurales.
    Logiquement cela permettra aux officiers de Police de prendre le pilotage d’une institution efficace, non-syndiquée, professionnelle et soucieuse du travail bien fait, dont le fonctionnement implique une disponibilité permanente (pas d’heures sup) et des services particulièrement performants, notamment dans les domaines de la Police Technique et Scientifique, les Nouvelles Technologies, le GIGN, etc…
    Et ça règlera le problème de la comparaison et de la “compétition” avec la course à l’efficacité.
    Bref… le beurre et l’argent du beurre…

  2. MARTINON

    Certains de la Police Nationale voudraient supprimer la Gendarmerie Nationale DE QUEL DROIT !!!!!!!!

  3. Gaétan

    Soit, créons une seule force de police en France. Mais dans ce cas, que les policiers soient soumis à l’obligation de disponibilité absolu, pouvant être rappelé à toute heure. Que leurs heures supplémentaires soient cadeaux pour la collectivité. Que lorsque on finit à 18 heures mais qu’il faut intervenir accepter de rester 1, 2, 3 heures en plus, sans retour pécuniaire derrière. Accepter de partir en OPEX et Outre-Mer, accepter de ne pas être syndiqué et accepter de faire plus de 45 heures par semaine.
    Ou alors l’Etat choisit de rendre civile la Gendarmerie mais il perd une force docile, non syndiqué, projetable partout et à qui il faudrait rémunérer les heures supplémentaires et soumettre aux 39 heures.
    Quoi qu’il en soit, on ne supprime pas comme ça une institution qui existe depuis 8 siècles et qui a toujours fait ses preuves.

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