vendredi , 18 juin 2021

Ils avaient lancé des mortiers d'artifice sur la caserne de Rumilly en pleine nuit (Photo d'illustration / Pxhere).
Ils avaient lancé des mortiers d'artifice sur la caserne de Rumilly en pleine nuit (Photo d'illustration / Pxhere).

Six mois de prison ferme pour avoir tiré des mortiers d’artifice contre la caserne de gendarmerie de Rumilly

Trois jeunes âgés d’une vingtaine d’années ont été condamnés en comparution immédiate par le tribunal correctionnel d’Annecy (Haute-Savoie) mercredi 26 mai. Ils écopent de 6 mois de prison ferme pour avoir tiré des mortiers d’artifice sur la caserne de gendarmerie de Rumilly.

Course-poursuite dans les rues de Rumilly

Les faits remontent à la nuit du jeudi 20 au vendredi 21 mai dernier. Il est entre minuit et 1 heure du matin quand les gendarmes et leurs familles, logés dans la caserne de Rumilly, sont réveillés par le bruit d’explosions toutes proches. Ce sont des mortiers d’artifice lancés sur les bâtiments depuis le parking de la caserne. Les militaires sortent rapidement de chez eux et repèrent trois individus cachés dans des fourrés alentours. Une course-poursuite s’engage. Un des gendarmes se blessera au bras en franchissant un grillage. Les assaillants parviendront cependant à semer les militaires dans les rues de Rumilly.

Grâce aux patrouilles mises en place et l’aide de la vidéosurveillance, les agresseurs seront toutefois interpellés quelques heures plus tard. Il s’agit de trois jeunes hommes de 19, 20 et 21 ans.

Présentés dans le cadre d’une procédure de comparution immédiate devant le tribunal correctionnel d’Annecy, ils ont reconnu les faits. Mais n’ont fourni aucune explication sur leur geste, se contentant de s’excuser. Et de reconnaître ne pas avoir mesuré la gravité de leurs actes. Pour eux, c’était un jeu sans volonté de blesser. Face à eux, 23 parties civiles qui dénonçaient de leur côté une agression traumatisante.

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La procureure de la République réclamait une “sanction exemplaire” pour ces trois jeunes sans antécédent judiciaire. Ils ont finalement été condamnés à 6 mois de prison ferme, sans mandat de dépôt.

Ils ont également écopé d’une amende de 375 euros chacun, pour non-respect du couvre-feu. Circonstance aggravante rapportée par Le Dauphine Libéré: l’un d’eux avait été testé positif au Covid-19 la veille des faits.

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