mercredi 30 septembre 2020
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Des gendarmes mobiles à l'entrainement (M. Guyot/Essor)
Des gendarmes mobiles à l'entrainement (M. Guyot/Essor)

Sivens sous tensions deux après la mort de Rémi Fraisse

Des tensions ont opposé dimanche à Sivens (Tarn) des agriculteurs défendant le projet de barrage et des opposants venus se recueillir sur le site près de deux ans après la mort du jeune militant écologiste Rémi Fraisse, a constaté une journaliste de l’AFP. Une dizaine de gendarmes sont intervenus pour séparer les deux camps.
Après avoir pique-niqué à la mi-journée, environ 75 opposants ont pris un chemin goudronné au milieu de la forêt pour rejoindre l’ex-Zad, où devait être installé le barrage contesté.
Une trentaine de pro-barrage, essentiellement des agriculteurs, les attendaient en bas du chemin pour leur bloquer l’accès. La tension est
rapidement montée, avec des éclats de voix et des empoignades.
Une dizaine de gendarmes sont intervenus pour séparer les deux camps.
Les opposants se sont ensuite rendus en milieu d’après-midi sur la lande qui aurait dû accueillir le barrage et se sont rassemblés en cercle sur le lieu où Rémi Fraisse a trouvé la mort.
A quelques dizaines de mètres d’eux, les pro-barrage étaient réunis derrière un tracteur. Une dizaine de gendarmes étaient postés à proximité.
Rémi Fraisse est décédé le 26 octobre 2014 dans l’explosion d’une

Un képi de gendamerie mobile (Photo DC)
Un képi de gendamerie mobile (Photo DC)

de la gendarmerie, lors d’affrontements sur le chantier du barrage. Sa mort avait entraîné la suspension du projet.
Le site de Sivens avait été occupé à partir d’octobre 2013 par de nombreux zadistes opposés à la construction, devenant ce que la presse a appelé le nouveau Notre-Dame-des-Landes, en référence à la Zad créée pour s’opposer au
projet d’aéroport près de Nantes.
Les occupants de Sivens avaient été évacués par les forces de l’ordre le 6 mars 2015.
Le tribunal administratif de Toulouse a annulé l’été dernier la déclaration d’utilité publique (DUP) du barrage, l’autorisation de défrichement et la dérogation à la loi sur les espèces protégées (la zone humide de Sivens en comportait une centaine).
Le “surdimensionnement” du projet, ainsi que son “coût élevé” et ses “atteintes graves” à l’environnement “excèdent l’intérêt de l’opération”, avait estimé le tribunal.
AFP

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