mercredi 21 octobre 2020
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Paris, le 24 juin 2017, la ministre des Armées, Florence Parly accompagne une patrouille du dispositif Sentinelle au parc André Citroën dans le 15ème arrondissement. (P-M. GIRAUD/ESSOR)
Paris, le 24 juin 2017, la ministre des Armées, Florence Parly accompagne une patrouille du dispositif Sentinelle au parc André Citroën dans le 15ème arrondissement. (Illustration/PMG/L'Essor).)

Revenants : Florence Parly se refuse à tout “angélisme”

La ministre des Armées Florence Parly s’est refusée dimanche à tout “angélisme” vis-à-vis des Français partis combattre au côté du groupe État islamique (EI) en Irak et Syrie et dont certains souhaitent aujourd’hui rentrer en France. “Ces personnes qui sont parties sur le théâtre irako-syrien ont coupé les ponts avec leur pays, pour ceux qui sont Français avec la France. Ils ont jeté leur passeport, ils ont parfois laissé leurs enfants sur place“, a-t-elle déclaré sur la chaîne de télévision France 3.

https://www.france.tv/france-3/dimanche-en-politique/382377-emission-du-dimanche-21-janvier-2018.html

Ce sont des gens qui sont partis combattre en toute connaissance de cause et un certain nombre d’entre eux ont combattu la France à distance“, a-t-elle ajouté, en rappelant les attentats planifiés depuis la capitale autoproclamée de l’EI à Raqa en Syrie. “Il ne faut pas être angélique. Ces personnes savaient (..) ce qu’il se passait. Lorsqu’elles tombent entre les mains des autorités locales elles doivent être dans la mesure du possible jugées par ces autorités locales“, a-t-elle martelé.

En Irak, une Européenne – une ressortissante allemande d’origine marocaine – a été pour la première condamnée à mort dimanche pour avoir rejoint le groupe jihadiste EI. Le gouvernement français a affirmé à plusieurs reprises que les personnes arrêtées devaient être jugées sur place autant que possible. Dans l’est de la Syrie, elles relèvent toutefois de milices kurdes qui ne disposent d’aucune institution souveraine.

Une Française de 30 ans, partie en Syrie avec son compagnon et revenue en France mardi avec ses trois enfants, a été mise en examen samedi à Paris et écrouée. Une quarantaine de jihadistes français, autant d’hommes que de femmes, accompagnés d’une vingtaine d’enfants, ont été arrêtés en zone irako-syrienne, dont la grande majorité par les forces kurdes en Syrie, d’après une source proche du dossier.

AFP

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