mardi 22 septembre 2020
Accueil / Société / Réforme pénale: des opposants redemandent le retrait du texte
Le ministère de la justice (Photo d'illustration L'Essor).
Le ministère de la justice (Photo d'illustration L'Essor).

Réforme pénale: des opposants redemandent le retrait du texte

Des opposants à la réforme pénale, élus et syndicalistes notamment, ont demandé lundi le retrait du texte controversé de réforme pénale, dont l’examen doit commencer mardi à l’Assemblée nationale.

“Nous considérons cette réforme comme injuste, inefficace, anticonstitutionnelle et dangereuse”, écrivent les signataires, la jugeant “injuste car elle ne prévoit quasiment rien en faveur des victimes” et “inefficace car elle ne s’attache en rien à prévenir la récidive ce qui aurait été possible en menant des politiques ambitieuses en matière de prévention de la délinquance ou de lutte contre les facteurs de passage à l’acte”.

“Une aggravation des actes de violences”

Ils fustigent encore une loi “dangereuse, car en prévoyant la libération de détenus aux profils dangereux, en méconnaissant la réalité criminologique, en évitant la prison à tout prix et en multipliant les dispositifs comme la suppression des peines plancher ou les libérations devenues quasi automatiques à la moitié de leur peine, cette réforme ne pourra que conduire à une aggravation des actes de violence”.

“Il est du devoir régalien d’un État démocratique et républicain d’assurer la protection des citoyens et de donner les moyens à l’autorité judiciaire de remplir sa mission. Or ce projet de réforme oublie les victimes, banalise l’incarcération de personnes atteintes de pathologies lourdes qui dépendent d’un suivi médical adapté, va augmenter les actes de violences envers nos concitoyens comme envers les professionnels de la chaine pénale, et ne va pas résoudre le problème de la surpopulation carcérale et de l’indignité des conditions de détention”, écrivent-il. Et de demander le “retrait pur et simple” d’un texte “portant gravement atteinte à la dignité humaine et donc à la déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen”.

Un premier appel en avril

Parmi les signataires figurent les maires de Fleury-Mérogis David Derrouet (divers gauche), et de Réault (Seine-et-Marne) Alain Auzet (divers droite), communes qui accueillent des établissements pénitentiaires. Sont également signataires Alexandre Giuglaris, Délégué général de l’Institut pour la justice (association classée à droite), le secrétaire national d’Alliance, deuxième syndicat des gardiens de la paix, Jean-Claude Delage, celui de Synergie-Officiers (second syndicat d’officiers), Patrice Ribeiro, et celui de FO pénitentiaire Emmanuel Gauthrin, ainsi qu’Alexandra Onfray, présidente du petit syndicat conservateur Magistrats pour la Justice.

Début avril, les mêmes avaient déjà lancé un appel au retrait du texte, sollicitant le Premier ministre Manuel Valls, qui s’était affronté l’été dernier, alors qu’il était ministre de l’Intérieur,avec sa collègue de la Justice Christiane Taubira autour de ce texte, avant les arbitrages présidentiels, favorables à la place Beauvau selon la plupart des experts.

Crowdfunding campaign banner

Un commentaire

  1. renoult

    non et non , à la réforme pénale

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *