lundi 28 septembre 2020
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Le ministère de la justice (Photo d'illustration L'Essor).
Le ministère de la justice (Photo d'illustration L'Essor).

Réforme pénale : les opposants en appellent à Manuel Valls

Les représentants de plusieurs organisations hostiles à la réforme pénale de Christiane Taubira ont appelé mardi au retrait du projet de loi, en sollicitant notamment l’intervention du Premier ministre, Manuel Valls, qui s’était opposé au texte lorsqu’il était au ministère de l’Intérieur.

Ces organisations, parmi lesquelles figurent l’Institut pour la justice (association classée à droite), le syndicat de police Alliance (2e des gardiens de la paix) et FO pénitentiaire, ont rendu public un appel au retrait du texte lors d’un point presse auquel participaient les maires de Fleury-Mérogis (Essonne), David Derrouet (divers gauche), et de Réault (Seine-et-Marne), Alain Auzet (divers droite), où sont implantés des centres pénitentiaires.

“Des états généraux de la sécurité publique et de la justice”

Les signataires, qui réclament l’organisation d’états généraux de la sécurité publique et de la justice pour réfléchir à une autre réforme pénale, avaient choisi de s’exprimer avant la déclaration de politique générale que devait prononcer Manuel Valls mardi après-midi.

“Nous espérons que le nouveau Premier ministre s’opposera de manière aussi ferme à ce projet que le ministre de l’Intérieur”, a déclaré Jean-Claude Delage, secrétaire national d’Alliance. “Nous demandons à M. Valls d’aller au fond de ses convictions, de son expérience d’élu local. S’il le fait, il va forcement renoncer à ce projet funeste, sinon, nous irons lui rappeler ses positions passées”, a-t-il ajouté.

“Un message de laxisme”

“Cette réforme est profondément injuste car elle ne prévoit rien pour les victimes. Elle est profondément dangereuse car elle va entraîner une aggravation de la criminalité. Elle est enfin profondément anxiogène pour la société car elle adresse un message de laxisme à la société qui réclame plus de protection”, a dénoncé pour sa part Alexandre Giuglaris, délégué général de l’Institut pour la justice.

Le projet de loi de Christiane Taubira entend rétablir le principe de l’individualisation des peines en supprimant notamment les peines planchers, créer une nouvelle peine exécutoire en milieu ouvert, “la contrainte pénale”, et éviter les sorties “sèches” de prison.

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