dimanche 9 mai 2021
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Au FIC 2018 (Crédit photo: GT/L'Essor).
Au FIC 2018 (Crédit photo: GT/L'Essor).

Ce qu’il faut retenir du FIC 2018

Le Forum international de la cybersécurité (FIC) se clôture ce mercredi 24 janvier à Lille. Voici quatre temps forts de la dixième édition de cet événement organisé par la Gendarmerie, la région Hauts-de-France, et les sociétés CEIS et Euratechnologies à retenir.

Des recrutements

La cybersécurité recrute. Sur les 10.000 créations de postes dans la Police et dans la Gendarmerie au cours de ce quinquennat, 800 seront affectés à la cybersécurité, a annoncé le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb. “L’insécurité de demain sera aussi et avant tout numérique”, a -t-il expliqué. On ignore pour l’instant la répartition de ces créations de poste entre la Police et la Gendarmerie.

La place Beauvau n’est pas la seule à se renforcer : le ministère des Armées a créé en septembre un commandement de la cyberdéfense, avec sous ses ordres 3.000 combattants numériques. Lors du FIC, Florence Parly, la ministre, a annoncé 1,6 milliard d’euros d’investissement entre 2019 et 2025, de manière à augmenter d’un millier les effectifs des cyber-militaires. Une priorité au cyber qui sera, explique la ministre, affichée clairement dans la prochaine loi de programmation militaire.

“Nous consoliderons les missions de protection, de défense et d’actions offensives. Nous créerons un outil de cybercombat, pour pouvoir répondre à chaque instant à toute attaque sur nos intérêts nationaux. Nous mettrons en place une posture permanente de cyberdéfense autour du commandement cyber. Cette posture permanente montre notre détermination et envoie un signal à nos adversaires.” Florence Parly

Une feuille de route

Thierry Delville (Crédit photo: GT/ L'Essor).
Thierry Delville (Crédit photo: GT/ L’Essor).

Le délégué ministériel aux industries de sécurité et à la lutte contre les cybermenaces, Thierry Delville,  hérite d’une nouvelle mission. Le ministre de l’Intérieur vient de le charger de la réalisation d’une cartographie des “ressources existantes”. Le haut fonctionnaire est également chargé de faire des propositions d’ici cet été pour faire face à l’ “éparpillement” des capacités. Thierry Delville s’intéressera à ce titre aux capacités des grandes directions de l’Intérieur (Gendarmerie, Police, Sécurité intérieure). Mais le périmètre de sa mission englobe toutes les activités de cybersécurité et pas seulement celles de la lutte contre la cybercriminalité. A partir de ce travail, une feuille de route sera élaborée pour l’ensemble du quinquennat, promet Gérard Collomb.

Légère décrue de l’activité de Pharos

L’an passé, la plateforme Pharos a enregistré une légère décrue des signalements des contenus illicites sur internet. Ce service, qui fait partie de l’office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information et de la communication, est composé de 25 enquêteurs, des policiers et des gendarmes (un peu moins d’une dizaine). En 2017, plus de 153.000 signalements ont été effectués sur la plateforme, moins qu’en 2016 (170.000) et 2015 (188.000), un pic du aux attentats terroristes ayant frappé la France.

Cette décrue est en lien avec l’affaiblissement des structures de Daech”, observe François-Xavier Masson, le chef de l’OCLCTIC. En 2017, la moitié des signalements étaient relatifs à des escroqueries, 13% à des atteintes aux mineurs, 8% à des appels à la haine et à la xénophobie, et 4% à l’apologie du terrorisme. Deux ans plus tôt, en pleine période d’attentats, cette part était de 17%. “Notre principale préoccupation, c’est d’arrêter la diffusion de ces contenus le plus vite possible pour empêcher toute viralité“, explique François-Xavier Masson. Un travail dans l’urgence : en quelques minutes, policiers et gendarmes doivent détecter, évaluer le contenu, et demander son retrait à l’hébergeur. L’activité du service a été saluée par le ministre de l’Intérieur lors du FIC. Depuis sa mise en place, Pharos a permis le retrait de 32 000 pages, dont 30 000 pour diffusions de documents ayant trait au terrorisme.

Carton plein

Plus de 8.600 visiteurs, en hausse de 20%: la 10e édition du FIC a fait carton plein. Le nombre d’exposants s’établit à 350, en hausse de 30%. Preuve, s’il en fallait, de l’intérêt des acteurs publics et privés pour les questions de cybersécurité. Et pour cause. Le Club des experts de la sécurité de l’information et du numérique a interrogé 143 grandes entreprises et ministères français : 9 organisations sur dix affirment avoir été attaquées une ou plusieurs fois l’an dernier.

Gabriel Thierry

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