jeudi 1 octobre 2020
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Véhicule Gendarmerie (Photo M. Guyot/Essor)
Véhicule Gendarmerie (Photo M. Guyot/Essor)

Quadragénaire, sans emploi, armé : le portrait robot d’un forcené

Un homme autour de la quarantaine, souvent sans emploi, reclus avec une arme et souvent sous l’emprise d’alcool: une étude portant sur les 330 “situations de crise” intervenues en France entre 2010 et 2013 dresse un portrait-robot des forcenés.

Plus des trois-quarts de ces “situations de crise ayant nécessité l’intervention d’une unité spécialisée” sont des “situations de forcenés retranchés” seuls (257 cas, 78,2% de l’échantillon), devant les “situations de forcenés avec rétention de personnes” (40 cas, 11,8%) et les prises d’otages (33 cas, 10%), détaille l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP).

Ces événements ont débuté généralement en semaine, durant la journée (64,2%) et dans près d’un tiers des cas (32%), durant les mois de juin, juillet et novembre. A 98%, ils étaient le fait d’hommes, généralement de nationalité française (74%) avec un âge moyen de 41 ans. Sur les 355 auteurs des 330 crises, seules six femmes ont été recensées. Ces situations répondaient généralement à des situations de détresse psychologique (24%) ou à un “trouble psychique qui altère ou abolit le discernement” (23%).

“A contrario, les deux types de situations de crise les plus médiatisées, celles ayant pour origine une action criminelle et celles qui ont pour origine une revendication idéologique (politique ou religieuse) ne représentent que 20% de l’ensemble des situations”, souligne l’étude.

Tous se sont déclarés armés, ce qui étaient réellement le cas dans 88% des cas, généralement avec au moins une arme à feu (60,4%). Quatre forcenés ou preneurs d’otages sur dix étaient également “intoxiqués”, soit par l’alcool (66%), les stupéfiants (18%) ou les deux (16%). Si la situation socio-professionnelle des auteurs n’est pas toujours connue, dans 58% des cas où elle l’était, le forcené ou preneur d’otages était sans emploi, note l’ONDRP.

Les 73 situations de rétention par un forcené ou de prise d’otages ont fait 122 victimes, majoritairement des femmes (51%), plus jeunes que leurs ravisseurs (âge moyen: 23 ans). Dans les cas de forcenés, elles ont toujours un lien familial, conjugal ou de connaissance avec l’auteur.  Pour les prises d’otages, elles ne le connaissent généralement pas (56,9%).

Ces situations durent en moyenne six heures et 14 minutes. Mais en pondérant les cas “extrêmes” (cinq ont duré plus de 24 heures), l’ONDP note que 56,7% des situations de crise durent moins de six heures. Près d’un tiers a été résolue par une reddition volontaire (31,2%), 58% par un assaut et 10% se sont terminées par une suicide ou une tentative de suicide.

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