lundi 26 octobre 2020
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Protection policière rapprochée pour Paul Giacobbi

Le président du conseil exécutif de la Collectivité territoriale de Corse (CTC), Paul Giacobbi, a été placé sous protection policière rapprochée en raison de menaces pesant sur lui, a-t-on indiqué vendredi dans son entourage. M. Giacobbi, qui est aussi député PRG de Haute-Corse, s’est vu proposer cette mesure en début d’année en raison de “menaces directes” pesant sur lui, a-t-on indiqué de même source, confirmant une information de RTL.

“On m’a demandé instamment d’accepter cette protection que je n’ai pas demandée. Étant un honnête homme mettant en cause parfois des intérêts douteux, ma vie peut être en danger”, a déclaré M. Giacobbi à la radio. Cette sécurité est assurée, notamment lors de ses déplacements en Corse, par des policiers du Service de protection des hautes personnalités (SPHP) du ministère de l’Intérieur, qui veille déjà sur le préfet de Corse, Patrick Strzoda.

La protection du haut-fonctionnaire avait été renforcée fin janvier à la suite de menaces de mort proférées contre lui dans une lettre anonyme lui ayant été adressée à Ajaccio. M. Giacobbi est la première personnalité politique à bénéficier d’une telle protection depuis la venue en Corse du ministre de l’Intérieur Manuel Valls en décembre.

Après les assassinats de l’ancien bâtonnier d’Ajaccio, Antoine Sollacaro, et du président de la Chambre de commerce et d’industrie de Corse-du-Sud, Jacques Nacer, M. Valls avait indiqué que l’État était prêt à assurer de telles mesures en faveur de personnalités le demandant. Le plus proche conseiller de M. Giacobbi à la CTC, Dominique Domarchi, un ami personnel du député, avait été tué par balles, en mars 2011, chez lui dans son village de Saint-André-de-Cotone (Haute-Corse) dont il était le maire. Cet assassinat n’a pas été élucidé.

Plusieurs membres du Conseil général de Haute-Corse, que M. Giacobbi présidait jusqu’en 2010, ont été récemment mis en examen à Bastia dans une affaire de détournements de plus de 300.000 euros de subventions destinées à la construction de gîtes ruraux dans ce département de 2008 à 2010, a-t-on indiqué de source judiciaire. Parmi les élus et les fonctionnaires mis en cause, se trouve notamment un proche de M. Giacobbi chargé du contrôle de l’attribution de ces subventions.

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