mercredi 21 octobre 2020
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Policiers tués : dernier hommage de Jean-Marc Ayrault

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a rendu mardi hommage aux deux policiers tués jeudi sur le périphérique parisien lors d’une cérémonie d’obsèques à Paris accompagnée, dans toute la France, de rassemblements silencieux de policiers.

“La Police nationale est aujourd’hui en deuil, nous le sommes avec elle”, a déclaré le Premier ministre devant près d’un millier de personnes réunies dans la cour d’honneur de la préfecture de police de Paris.

En compagnie du ministre de l’Intérieur Manuel Valls, M. Ayrault a rencontré, avant la cérémonie, les familles des deux policiers de la Bac de nuit, Boris Voelckel, 32 ans, et Cyril Genest, 40 ans, tués jeudi par un chauffard ivre et sans permis. Un troisième policier a lui aussi été très grièvement blessé lors de cet accident.

Évoquant un acte “irréparable” et “inexcusable”, le Premier ministre, qui a dit comprendre “l’émotion” ressentie par ses “camarades”, a lancé aux policiers : “Ceux qui s’attaquent à vous s’attaquent à l’État”. Le chauffard et son passager ont tous les deux été mis en examen et écroués samedi. Ces obsèques ont été accompagnées de nombreux rassemblements silencieux devant plusieurs commissariats et services de police dans toute la France, après l’appel lancé par les deux principaux syndicats de gardiens de la paix, Unité-SGP et Alliance.

A Lille, près de 200 policiers se sont ainsi rassemblés silencieusement peu avant midi, dont près de la moitié en tenue. Ils étaient également près de 200 à l’intérieur du commissariat central de Toulouse, et une centaine à Bobigny (Seine-Saint-denis).

La mort de Boris Voelckel et de Cyril Genest, tous les deux faits chevaliers de la Légion d’honneur à titre posthume, a provoqué un vif émoi au sein de la police. Une marche blanche, organisée spontanément en dehors des organisations syndicales, devrait se tenir porte Maillot à Paris en début d’après-midi, en hommage aux deux fonctionnaires tués.

Une source syndicale policière avait indiqué dans un premier temps que les familles des victimes avaient demandé à ce que cette marche blanche soit annulée. Mais la femme d’une des victimes a démenti sur sa page Facebook. “Les autorités disent que ce sont les familles qui ont annulé cet hommage, ce qui est strictement faux”, écrit-elle, expliquant que cette marche a pour “principal” but de rendre “hommage” aux victimes et “de montrer le ras-le-bol de la famille POLICE”.

A Marseille, 150 à 200 policiers ont observé une minute de silence.

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Un commentaire

  1. benoit

    et elle était où la ministre de la Justice ?
    et il était où le Président de la République ?

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